Dans un revirement auquel personne ne s'attendait, à commencer par lui-même, Maverick Vinales (Yamaha), dernier la semaine dernière en Allemagne, a pris la pole position du Grand Prix des Pays-Bas, neuvième manche de la saison de MotoGP, samedi.

Sur le circuit d'Assen, son équipier français Fabio Quartararo, leader du championnat du monde, a signé le deuxième chrono des qualifications et l'Italien Francesco Bagnaia (Ducati) le troisième.

"Ce doublé, c'est super pour l'équipe. Maintenant, il faut faire la même chose en course", exhorte Quartararo, qui forcément ambitionne d'inverser les positions.

Le second Français Johann Zarco (Ducati-Pramac), deuxième au championnat, a sauvé ses "qualifs" en se classant cinquième après s'être extirpé in extremis du repêchage (Q1).

En deuxième ligne dimanche à 14h00 (12h00 GMT), il sera pris en sandwich entre le Japonais Takaaki Nakagami (Honda-LCR) et le Portugais Miguel Oliveira (KTM).

Sur un tracé qui sied à leur monture, les pilotes officiels Yamaha sont devenus les premiers à descendre sous la barre de 1 min 32 sec. Pour Quartararo (cinq poles cette saison), ça n'est pas surprenant. Pour Vinales, par contre...

Depuis sa victoire inaugurale au Qatar fin mars, l'Espagnol de 26 ans ne faisait que régresser, jusqu'à se qualifier 21e et avant-dernier puis terminer 19e et dernier la semaine dernière sur le Sachsenring.

Quand Vinales remonte...

"Tout semble aller de travers. Le problème, c'est que ni l'équipe ni moi n'avons d'explication", se lamentait Vinales face à la presse jeudi.

Le lendemain, pourtant, il dominait les essais libres et confiait qu'il ne "s'attendait pas à être si compétitif et si rapide". "Le plus étrange, c'est que ma moto est la même", s'amusait-il. "Je fais exactement pareil !"

Samedi, on avait retrouvé le Maverick conquérant qui s'est imposé dans la catégorie reine à Assen lors de la dernière édition du GP en 2019, ainsi qu'en 2011 et 2012 en 125 cc puis en Moto3.

"Depuis les essais libres 1, grâce à Dieu, j'ai du +grip+ (de l'adhérence, ndlr) ce qui me permet d'être rapide, expliquait-il. Le problème, c'est quand je n'en ai pas."

"La moto fonctionne de manière fantastique. Si on sortait d'une série de belles courses, j'aurais même pu être plus rapide, mais je dois retrouver mes sensations", continuait le jeune papa, qui estime avoir "de bonnes chances de (se) battre pour le podium".

Il faudra pour cela que le Maverick des bons jours continue d'avoir le dessus, alors que le pilote semble souvent avoir deux visages...

La troisième ligne revient à l'Espagnol Alex Rins (Suzuki), l'Australien Jack Miller (Ducati) et à l'Espagnol Aleix Espargaro (Aprilia).

 Marquez recule 

On retiendra également la dixième place du champion en titre, l'Espagnol Joan Mir (Suzuki), la douzième de l'Italien Valentino Rossi (Yamaha-SRT) et la vingtième seulement de l'Espagnol Marc Marquez (Honda).

Vainqueur dimanche dernier de sa première course depuis la grave blessure au bras droit qu'il l'a privé de la saison 2020, Marquez a terminé sur une chute la première partie des qualifications.

Annulé l'an dernier à cause du Covid-19, le très populaire GP des Pays-Bas se déroule cette année en présence de public mais avec une jauge réduite à 11.500 personnes par jour.

Opéré du genou gauche vendredi, l'Italien Franco Morbidelli (Yamaha-SRT) en est par contre absent, remplacé par le pilote américain de Superbike Garrett Gerloff.

Et comme le week-end semble propice aux éclaircies, la pluie qui s'annonçait samedi et dimanche s'éloigne au fur et à mesure que les heures passent...

Dans les catégories inférieures, pas de surprise en Moto2 avec l'Espagnol Raul Fernandez, deuxième du championnat, en pole devant le leader australien Remy Gardner dimanche à 12h20 (10h20 GMT).

En Moto3, l'Espagnol Jeremy Alcoba a décroché sa première position de pointe. Blessé au dos et à la poitrine après un accident en essais libres 3, le leader du classement des pilotes, l'Espagnol Pedro Acosta, n'a pas pris part aux qualifications et est incertain pour la course à 11h00 (09h00).