Cette fois ça y est : Marc Marquez est de retour, pour de bon. Ça n’a pas traîné. Le 12 avril, l’Espagnol a reçu l’autorisation des médecins de reprendre la compétition. Le 13, il annonçait sa présence au départ ce week-end après 9 mois sans compétition et trois opérations. Une longue absence engendrée par une chute lors du premier GP 2020. Mais aussi par une tentative de retour précipitée une semaine plus tard qui pose question quant au professionnalisme de l’entourage.

L’octuple champion du monde revient sans réelle préparation. Son entraînement jusqu’ici se résumait à deux jours de test à Jerez et Portimão mi-mars sur une RC213V-S, la version production de sa machine de course. Du coup le Catalan a prévenu : "J’ai peu d’expérience sur cette piste, le but du week-end est de bien travailler, de revenir petit à petit sans prendre de risques inutiles. C’est déjà très positif d’être ici."

Si le pilote Honda n’affiche aucune ambition, le reste du paddock, lui, scrute ce retour de près. Quel sera le niveau du patron du peloton ? Avant les premiers essais, les avis allaient bon train. "On sait qu’il est génial et qu’il peut nous surprendre", déclarait Johann Zarco. "Mais je pense qu’il est plutôt là pour se tester."

Le directeur sportif de Ducati, Paolo Ciabatti était plus optimiste. "Marc Marquez sera fort immédiatement. Il fera peut-être un peu plus attention parce qu’une chute pourrait être difficile à gérer mais il reste un des favoris pour le titre."

Une analyse partagée par le pilote d’essai Honda et remplaçant de Marquez, Stefan Bradl. "Je ne sais pas s’il pourra remporter le titre. Mais il ne sera pas en milieu de classement. Je ne serais pas surpris qu’il finisse sur le podium dès dimanche."

Autant de commentaires auxquels l’Espagnol n’a pas prêté trop d’attention et, s’il avouait un peu de nervosité avant de reprendre, il a rapidement mis tout le monde d’accord, en terminant 3e des EL1 derrière Viñales et Rins, puis 6e des EL2 derrière Bagnaia, Quartararo, Mir, Rins et Miller (mais 1er pilote Honda).