Moto GP

Malgré qu'il ait fauché trois pilotes, candidats à la victoire, l'Espagnol ne sera pas sanctionné.

Incident de course. Voilà la décision prise par les commissaires du Grand Prix de Catalogne, emmenés par Freddie Spencer, suite à l'accident provoqué par Jorge Lorenzo au 3e tour du Grand Prix, qui a mis au tapis Valentino Rossi, Maverick Viñales et Andrea Dovizioso.

C'est Viñales qui avait été le plus agressif, le N°12 estimant que Lorenzo devait être lourdement pénalisé et que les commissaires le fassent partir de la dernière position dans deux semaines à Assen. Les autres victimes du crash étaient moins revendicatives. Rossi, équipier de Lorenzo jusqu'en 2016, était plus compréhensif. "Ca peut arriver et cela arrivera encore", déclarait le Doctor.

"Jorge est dans une situation difficile, il avait pour la première fois l'opportunité de faire un bon résultat et il a essayé. C'est dommage mais c'est comme ça." Rossi regrettait plus de voir sa course réduite à néant et une possibilité de podium envolée que l'action du Majorquin au freinage du virage N°10 proprement dite. Pas de condamnation directe non plus dans le chef de Dovi, lui aussi ancien équipier du N° 99. "Il est venu s'excuser", confie le vice-champion du monde. "Mais cela ne change rien. J'avais tout fait pour prendre la tête, réduire mon écart de 12 points au championnat, et me voilà relégué à 37 unités de Marquez. On n'avait pas besoin de ça."

Comme Rossi, le pilote Ducati comprend ce qui s'est passé. "Du point de vue du pilote l'erreur n'est pas énorme, mais faire ça à cet instant et avec autant de conséquences c'est une grosse faute." Et l'italien de souligner que dans ces circonstances il sera compliqué de battre l'Espagnol. "Marquez est très fort cette année, notre seule chance est de lui mettre la pression pour qu'il commette des erreurs, mais dans ces conditions il n'est plus à la limite." Enfin dernière réaction, celle de Marc Marquez, l'équipier de Lorenzo. Pour Marquez le Majorquin à bel et bien commis une erreur, mais il souligne que la situation avec cinq motos en bagarre était très délicate, "ce n'est pas sanctionnable" a déclaré le leader du championnat, qui il est vrai en a bien profité.