Treizième et avant-dernier Grand Prix de la saison ce dimanche à Valence. Le premier Grand Prix déterminant pour l’attribution du titre mondial.

S’il y a un champion ce week-end, ce sera Joan Mir. Le pilote Suzuki aborde cette course avec un avantage de 37 points sur Quartararo et Rins et les calculs sont clairs : quoi qu’il arrive si le Majorquin termine dans le top 3 et inscrit au moins 16 points il sera sacré. Si Quartararo ou Rins devaient s’imposer, ils comptabiliseraient 150 unités, avec les points de la 3e position, Mir en aurait 178, soit plus que les 25 restants à distribuer au Portugal. La 4e place et ses 13 points ne seraient pas suffisants, sauf si l’autre pilote Suzuki et le pilote Petronas ne gagnent pas. Autant dire que le n°36 est dans un fauteuil. Là où les autres doivent jouer le tout pour le tout, lui peut se permettre de calquer son rythme sur eux.

Une position qui s’annonce confortable face au Français qui n’est plus en confiance avec sa Yamaha, mais qui pourrait être plus délicate face à son équipier. La Suzuki fait plutôt bonne figure sur le circuit Ricardo Tormo comme on l’a vu dimanche avec un premier doublé des "rocket bleues" comme les a baptisées Pol Espargaro. Par conséquent, Alex Rins va sans doute jouer sa carte ce qui contraindrait Mir à se hisser sur le podium. Attention à la lutte interne !

Premiers essais pas top

Pour l’instant on n’en est pas encore là, les premiers essais libres ont été dominés par Jack Miller, Nakagami, Bagnaia, Pol Espargaro, Zarco et Dovizioso. Chez Suzuki, Mir est tombé dans la 2e séance ce qui l’a relégué en 11e position derrière Rins 8e. Le possible futur champion du monde doit donc améliorer ce samedi matin pour atteindre la Q2 et prendre le départ sur une des trois premières lignes.

L’Espagnol se consolera en voyant que Quartararo a perdu pied, deux fois 16e. Rien n’est fait, mais voilà déjà un rival en difficultés.

Les Suzuki sont bien installées en embuscade, comme toujours. Sans faire de vague elles ont montré une certaine aisance, plus que les Yamaha et un peu moins que les Ducati ou les KTM qui ne représentent plus vraiment de danger pour le titre. Jouer "placé" lors des qualifications sera déjà un grand pas.