Depuis le début du week-end, le circuit Bugatti est le théâtre d’une succession d’intempéries, véritable casse-tête pour les pilotes et les ingénieurs qui doivent jongler avec les pneus et les conditions changeantes. La Q1, qui a débuté sous la pluie et qui s’est achevée sur une piste humide, a provoqué son lot de victimes avec notamment Aleix Espargaro, Mir, Rins et Bagnaia qui partiront 13e, 14e, 15e et 16e : ce sont les opportunistes rookies Savadori et Marini qui ont accroché le top 12.

La Q2 s’est donc déroulée sur une piste séchante et les premières minutes ont vu deux groupes, un en pneus pluie, l’autre en slicks tendres, c’est ce choix qui s’est révélé le bon puisqu’après deux tours de reconnaissance tout le monde a chaussé les gommes pour piste sèche. C’est là qu’il fallait la jouer finement et que les stratèges de Yamaha et Ducati ont été les meilleurs en faisant passer leurs pilotes devant la cellule de chronométrage dans les 5 dernières secondes avant le drapeau à damier. Un dernier tour sur la piste la plus sèche possible qui a relégué le trio Honda, en tête à la dernière minute avec dans l’ordre Marquez, Nakagami et Espargaro, au-delà de la 5e position. Le top 5 devenant Quartararo, Viñales, Miller, Morbidelli, Zarco.

"C’était très difficile", déclarait El Diablo en descendant de sa moto. "En m’élançant, je me suis dit : ‘c’est la première ligne ou le crash’. J’ignorais si ça avait marché et ce n’est qu’en entrant dans la pit lane que j’ai vu mes mécaniciens qui me faisaient des signes de la zone réservée aux trois premiers que j’ai compris et qu’ils m’ont dit que c’était le meilleur chrono."

Troisième pole consécutive pour le Français cette saison, la deuxième d’affilée sur ce tracé. Avec cinq candidats au titre sur les deux premières lignes, plus Marc Marquez moins désavantagé par la pluie, et desaverses annoncée pour la course le Grand Prix de France s’annonce plein de rebondissements.