Le speedway impose un équipement un peu anachronique

ZOLDER Aujourd'hui, sponsors obligent, les combinaisons de cuir, façon vitesse pure ont fait leur apparition, mais elles n'épousent pas le corps, gardant une ampleur certaine pour faciliter la souplesse de pilotage. A cela s'ajoutent des bottes pêchées dans la garde-robe des motocrossmen. Mais si l'une, la droite, est conventionnelle, la gauche est dotée d'une solide semelle d'acier, un peu à la manière des scaphandriers. Une semelle lisse que le pilote glisse constamment au ras du sol question de pallier une rupture d'équilibre. Les motos sortent aussi du commun. La cylindrée étant limitée à 500cc, on emploie exclusivement des monocylindres quatre temps. Comme il faut du punch et de la puissance, on a remplacé l'essence par du méthanol plus volatil. L'embrayage ne sert qu'au départ, car ces moteurs sont dotés d'une seule vitesse et, un peu à la manière des vélos de piste, on n'a rien trouvé de mieux que de supprimer tous les freins. Et tant pis si vous attaquez trop vite ou mal le virage, vous ne devez compter alors que sur votre dextérité à moduler les gaz et à votre coup de rein pour accentuer votre dérive et éviter le pire.

Les pneus possèdent des crampons, mais moins hauts que ceux permis pour le motocross. La roue avant est de grande dimension, du 23 pouces à comparer aux 17 pouces d'une roue de moto de route et l'angle de braquage de la direction atteint quasi 90°. Le pneu avant est très fin, comme celui d'un vélomoteur, et l'arrière ne peut être que trois fois plus large que celui-ci.

Vingt pilotes, sélectionnés par leur pays respectif, s'affrontent au cours d'une compétition. Ils entrent, quatre par quatre, cinq fois en piste question de rencontrer au moins une fois tous leurs rivaux. Celui ayant récolté le maximum de points l'emporte et si d'aventure on dénombre des ex-aequo, ils se départagent lors d'un run supplémentaire.

Les positions sur la grille de départ change au fil des courses, permettant à chacun d'avoir au moins une fois la bonne place, à l'intérieur de l'anneau. Le départ est donné derrière une herse en cordage qui se lève, un peu à la manière des courses au trot pour les chevaux. Si une chute se produit, la course est arrêtée et un nouveau départ est donné, avec éventuellement un pilote de réserve en cas de blessure ou de problèmes mécaniques. Vous le voyez, tout est fait pour le spectacle, et en quatre tours de piste de 372 mètres, il est garanti.

© Les Sports 2003