Avantagé par sa position sur la route, le Belge doit gagner.

La troisième fois sera-t-elle la bonne ? Tous les passionnés de rallye l’espèrent. Thierry Neuville a été l’homme fort du début de saison en WRC. En deux rallyes, il a signé 13 scratches sur 33, contre 6 au leader du championnat Latvala et à Tänak, et 3 seulement à Ogier. Thierry a aussi mené la course pendant 23 spéciales. Mais le sport auto est parfois cruel. Au lieu de compter aujourd’hui 50 points au championnat, le St-Vithois n’en a que 8 !

Evidemment, ses adversaires ne l’ont pas attendu. Pour combler le trou par rapport aux 48 et 44 points de Latvala et d’Ogier, il va falloir scorer gros.

"Nous avons joué un peu de malchance mais rien n’est perdu", déclare Thierry avec confiance. "Nous comptons 40 points de retard et on peut en marquer 30 par rallye. Tout reste donc possible."

C’est un fait. Mais pour renverser la vapeur par rapport à un Ogier qui commet peu d’erreurs, bien que cela semble changer avec la Ford, Thierry n’a plus droit à l’erreur. Il doit même gagner sinon un des leaders risque d’en profiter pour creuser encore l’écart.

La situation a un avantage et un inconvénient. L’avantage, c’est que pour ce premier rallye sur terre de l’année, et quelques autres par la suite, Thierry profitera le premier jour du balayage de la couche de poussière diminuant l’adhérence effectué par les 7 voitures précédant sa Hyundai. S’il est 1er ce vendredi soir, il conservera cet avantage en partant dans l’ordre inverse du classement et pourra gérer. L’inconvénient, c’est la pression de l’obligation de bien faire, et cette crainte du coup du sort.

"Je ne ressens pas de pression particulière, rétorque Thierry. Je suis bien dans ma tête. Nous avons dominé les deux premiers rallyes sans forcer l’allure. La Hyundai i20 Coupé est performante et efficace. Je me sens bien à son volant et je veux ramener un maximum de points à l’équipe. Il faudra seulement être prudent pour éviter les nombreuses pierres jonchant le parcours."

Son meilleur temps au shakedown montre que la Hyundai devrait être aussi performante sur la terre que dans les conditions hivernales. Il ne reste plus à Thierry qu’à faire mentir l’adage : "Jamais 2 sans 3".