Après les sorties de Latvala et Meeke, Hyundai signe un doublé inattendu

Comme l’an dernier, la dernière journée du Rallye d’Allemagne a été digne d’un véritable thriller. Mais, cette fois, le héros de ce film d’action s’appelle Thierry Neuville ! Neuf ans après François Duval, le pilote Hyundai a offert à la Belgique une deuxième victoire en Championnat du Monde des rallyes. Pourtant, il était impossible d’imaginer un pire début de week-end que celui vécu par Thierry et Nicolas, qui s’offraient six tonneaux lors du shakedown.

"Peut-être que ces tonneaux m’ont remis toutes les idées en place…" plaisantait le St-Vithois à l’arrivée, congratulant à tour de rôle tous les membres de son équipe et tombant aussi dans les bras de Malcolm Wilson et Nasser Al-Attiyah, venus le féliciter, n’ayant pas oublié qu’ils ne sont pas étrangers à son envol vers les sommets.

"Quand j’ai su que Latvala venait de partir à la faute dans la première spéciale ce matin, j’ai senti que j’avais un coup à jouer. Nous étions encore très proches de Kris Meeke et j’ai décidé de démarrer très fort dans le chrono suivant, sachant qu’il recevrait mes splits . Je voulais ainsi le mettre sous pression. Et ça a parfaitement fonctionné puisqu’il est tout de suite sorti !"

À la régulière, les Volkswagen étaient ce week-end encore intouchables. Mais leurs pilotes ont fauté. Comme l’an dernier. Kris Meeke aurait pu en profiter pour s’offrir sa première victoire mondiale, mais il était écrit que le brevet d’invincibilité de Citroën au Rallye d’Allemagne devait se terminer cette année.

Trois jours durant, Thierry Neuville a conservé les idées claires, sachant qu’il devait à ses mécanos, ayant passé une nuit blanche avant le départ, une sacrée chandelle.

"C’est ce qu’on appelle une vraie victoire d’équipe, à laquelle j’associe aussi notre ingénieur et nos ouvreurs, Bruno Thiry et Michel Luxen. Notre i20 WRC s’est montrée irréprochable, si ce n’est un souci de frein à main et un dégagement de fumée dans l’habitacle vendredi, qui étaient la conséquence de ma sortie au shakedown . C’était ma punition pour les tonneaux. Samedi, en étant plus en confiance au volant, j’ai attaqué très fort pour remonter sur le podium. Je pensais sincèrement m’en contenter…"

Les Hyundai de Thierry Neuville et Dani Sordo devançant à la régulière depuis le départ les Ford officielles et la Citroën d’Ostberg, dominé largement par son équipier britannique avant sa sortie, elles pouvaient assurer un doublé historique pour la marque coréenne.

"C’est une belle récompense pour tout le boulot accompli depuis le début de l’année. Et, pour moi, c’est aussi le meilleur endroit pour signer une première victoire en Championnat du Monde. Surtout après l’année passée, je commençais à un peu m’impatienter. Gagner en voyant autant de drapeaux belges le long des routes, ça fait sincèrement chaud au cœur !"