Loix 9e et Casier 16e, le Sanremo ne sourit guère à nos couleurs

Envoyé spécialen ItalieVincent Marique

SANREMO En débarquant sur le bord de mer de Sanremo en début de semaine, Freddy Loix et Bernd Casier espéraient tous deux figurer mieux, vendredi soir, au classement de cette épreuve au découpage particulier. Quatre chronos le jeudi, deux vendredi et quatre samedi. Et c'est tout. Difficile dans ces conditions de trouver le rythme si l'on ne connaît pas le terrain, et surtout de le hausser au fil des spéciales. Entamé sous la pluie, ce Sanremo a permis aux locaux de prendre directement un avantage décisif. Dans cet exercice, le plus impressionnant a été sans conteste Luca Rossetti, le vainqueur à Ypres de la manche belge de l'IRC et révélation de la saison en Italie. Le pilote Peugeot semble contrôler sans difficulté son avantage sur l'Abarth de Giandomenico Basso et la Mitsubishi de Paolo Andreucci.

Après avoir fait illusion lors du premier chrono, Gilles Panizzi est rentré dans le rang, se faisant même prendre sa place de meilleur Européen par son compatriote Nicolas Vouilloz. Ce statut, Freddy Loix aurait bien aimé le revendiquer. Jeudi, il voyait pourtant arriver la pluie avec le sourire : "Au moins, j'aurai ainsi eu l'occasion de découvrir la Punto sous la pluie. Ce sera utile pour l'an prochain !" À quarante secondes après trois chronos, le pilote R-Tec doublait son handicap à l'occasion de la longue spéciale nocturne de 44 km : "Je ne comprends pas. Jusqu'à mi-spéciale, j'étais dans le coup, et puis j'ai perdu énormément sans savoir pourquoi..."

Vendredi après midi, sous un soleil revenu, Freddy Loix se retrouvait 9e derrière Scandola. C'est sept rangs de mieux que Bernd Casier, manifestement peu à l'aise au volant de la 207 de Peugeot Belgique-Luxembourg : "Je découvre... Sur les spéciales de vendredi, bien sèches, la différence au kilomètre s'est sensiblement réduite mais les écarts sont faits."



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