Dur aujourd'hui d'encore surprendre la concurrence en WTCC

MALINES Depuis trois ans, il fait la nique à Schnitzer, le représentant officiel de l'usine bavaroise depuis plus de 20 ans, la référence chez BMW et en matière de courses de Tourisme, l'écurie chargée de tout le développement de la BMW 320si. Ce dimanche encore, son pilote fétiche britannique, Andy Priaulx, un ancien de la F3 dégoté en BTCC, jouera le titre mondial essentiellement face à la Seat Leon carburant désormais au diesel de Yvan Muller, un autre crack des voitures à essuie-glace. Avant les deux dernières manches, les deux hommes sont à égalité de points : quatre-vingt-un partout. Mais comment RBM compte-t-il faire la différence cette fois ?

"Épiés, voire copiés"

" Cela devient de plus en plus difficile , avoue Bart Mampaey. Il y a trois ans, lors de notre premier titre européen, personne ne faisait attention à nous. Nous étions juste un petit team belge qui avait de la chance. Mais depuis, les choses ont évolué. Nous sommes tenus à l'oeil, observés, épiés voire parfois copiés. L'an dernier, j'avais été le seul à effectuer une après-midi de tests à Francorchamps juste pour que nos deux pilotes s'accordent au niveau de l'aspiration, très importante dans la ligne droite de Macao. Le Suédois Ekblom est exceptionnellement du voyage avec nous ce week-end et sa principale mission est de donner une bonne aspi en qualifications à Andy. Car à Macao, il est impératif de partir le plus possible devant afin d'éviter les crashes du premier virage et du premier tour. Désormais, j'ai entendu que d'autres équipes avaient répété les aspirations. Depuis deux ans, je faisais du lobbying et m'arrangeais avec les organisateurs pour disposer du premier stand afin d'être le premier à sortir pour les qualifs. Alfa l'a remarqué et a demandé à la FIA de modifier le règlement pour la dernière course. Avec le système de Top 8 inversé pour la deuxième manche et de handicap de poids en fonction des résultats, il faut beaucoup réfléchir. La tactique a une importance capitale. J'essaye de gérer cela avec mon pilote avec lequel je suis en liaison radio permanente durant les courses et les essais. On fonctionne bien ensemble. "

Même si le pilote reste le facteur le plus important, le WTCC est devenu une course d'équipe. Et celle du champion du monde en titre, candidat ce week-end à sa propre succession, est malinoise...



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