Neuf rallyes en 206 WRC pour se refaire une santé

ENVOYÉ SPÉCIAL EN ESPAGNE OLIVIER DE WILDE

VIC Après une année 2000 calamiteuse, l'ex-roi des Belges disputera neuf épreuves avec la championne du monde: une 206 ex-Delecour (Australie) alignée par le Peugeot Team Belgique.

Comment ressort-on moralement d'une saison aussi pourrie que 2000?
" Après mon erreur du Sanremo, j'avais le moral dans les chaussettes. Et mes malheurs du Condroz n'ont rien arrangé. Même si je savais que j'avais déjà un volant pour 2001, ce fut vraiment une période difficile. J'ai disputé l'année de trop avec la Mégane. Depuis le moment où j'ai su, en août, que je roulerais en 206 WRC, je décompte les jours. "

Quelle est la durée de votre contrat?
" Je possède en fait deux contrats. Un avec Bastos et l'autre avec Peugeot. Ils courent tous les deux sur une saison. Avec option. L'intention est de collaborer durant plusieurs années. Mais il est clair que si je plante cinq fois la voiture, on ne voudra plus de moi en 2002. "

Quelles ont été vos premières impressions au volant de la 206?
" C'est une auto qui donne confiance. Je me suis directement senti à l'aise. Même en roulant cool, en prenant moins de risques, on est beaucoup plus vite qu'avec une deux roues motrices. En fait, je réalise maintenant que j'étais fou d'essayer de suivre les WRC avec ma Mégane. "

Quel est votre programme 2001?
" Normalement, neuf rallyes. Sept sont déjà certains: les trois grands belges (Spa, Ypres, Condroz), plus les quatre mondiaux que je connais (Portugal, Catalogne, Grèce et Sanremo). Une cinquième épreuve mondiale reste à définir, tandis que le Luxembourg n'est pas encore acquis. "

Quelles sont vos ambitions pour le premier rendez-vous spadois?
" L'équipe ne me met aucune pression. Ce sera ma première participation sur une WRC et il ne s'agit pas d'un one shot. Le but sera d'apprendre et surtout de progresser. Il est évident que lorsqu'on dispose sans doute de la meilleure voiture du moment, on ne roule pas pour la troisième place. Mais je considère Tsjoen et sa Toyota comme de sérieux candidats. Il ne faudra en tout cas pas me juger à l'arrivée de la première spéciale de la Clémentine car je découvrirai la Peugeot sur la terre. Les suspensions pour ce type de terrain ne sont pas encore arrivées et l'on n'aura pas le temps de s'entraîner. Par contre, Ypres est souligné trois fois dans mon agenda. Je tiens absolument à gagner là-bas. "

Et pour le Mondial?
" Notre 206 est comparable à celle de Grifone. J'espère donc jouer avec les meilleurs privés et, sur l'asphalte, battre les petites usines Hyundai et Skoda. Sur un rallye comme la Grèce, je dois pouvoir faire aussi bien qu'Arai l'an dernier en terminant dans les points."

Est-il possible de vous voir finir un jour meilleur Belge ?
" Question piège. Battre Freddy Loix? C'est possible, oui. L'an dernier au Sanremo, je ne pointais qu'à une seconde au kilomètre de lui avec ma F 2. Mais ce n'est pas l'objectif prioritaire."

Lorsque l'on évoque la relève belge aujourd'hui, on parle plus souvent de Cols, Duval ou Tsjoen. En oubliant Princen...
" C'est normal. Je sors d'une très mauvaise année et on ne retient généralement que les derniers résultats. Mais ce genre de considération me motive encore plus. Je suis idéalement placé pour me distinguer. "