Rallye du Mexique - Ford à la manière de Ferrari!

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Benoît Lays

Publié le

Rallye du Mexique - Ford à la manière de Ferrari!
© BELGA

Duval phénoménal second

LEN Si Malcom Wilson a le sourire a l'arrivée de cette troisième manche du championnat du monde des rallyes, c'est en pensant très certainement à la razzia que son écurie Ford vient d'y effectuer. Pourtant, vendredi soir, le verbe rare de l'Estonien Markko Martin n'était guère enjoué.

«Nous avions effectué un 360° à 170 km/h, se souvient l'équipier de Duval. Et nous étions tout heureux de rejoindre l'assistance à l'issue de cette première étape. En nous levant samedi matin, suite à la pénalité encourue par Solberg, nous gagnions une place. Ensuite, ce sont nos adversaires qui ont faibli. Humainement et mécaniquement. Tandis que je retrouvais un pilotage légèrement plus satisfaisant. Dans un rallye, il faut toujours garder l'espoir même s'il faut également s'attendre au pire en espérant qu'il n'arrive jamais. À la fin de la deuxième journée, j'ai eu une petite alerte du côté du sélecteur de vitesses qui m'a coûté une pénalité de dix secondes. Enfin, ce dimanche, j'ai gardé un bon rythme pour résister à Sainz avant qu'il ne parte en tonneaux à deux spéciales de l'arrivée.»

En duel avec son héros Carlos à la fin de la deuxième journée, notre compatriote François Duval a légèrement relevé le pied à l'heure d'aborder les cinq dernières spéciales. Pour le plus grand bonheur de son patron. «François a fait exactement ce que je lui avais demandé avant de débarquer au Mexique, se réjouissait un Malcom prenant des airs de Jean Todt après un triomphe de la Scuderia. Il devait maintenir son auto sur la route, accroître son expérience et nous offrir une bonne position dans le cadre du championnat des constructeurs. Sa deuxième place à l'arrivée fait office de cerise sur le gâteau.»

Cette fois, on peut dire que le Duval nouveau est arrivé. Auteur d'un premier podium à Monaco, le gamin de René s'est montré très appliqué de l'autre côté de l'océan tout en affichant une condition physique étonnement fraîche. «J'ai bien attaqué le samedi, nous racontait François peu après l'arrivée. Les spéciales disputées étaient plus lentes et nous avions choisi de baisser la pression des différentiels, histoire d'adapter le comportement de la Ford. Et celle-ci s'est montrée bien plus facile à piloter que vendredi. Dimanche, j'avais prévenu que je ne voulais pas tout perdre en attaquant pour la deuxième place. J'ai assuré très vite et c'est en luttant contre mon équipier que Carlos est parti à la faute.»

Chez Citroën, cette nouvelle épreuve ne fut guère synonyme de réussite. Contraint à l'abandon samedi suite à un contact avec une pierre, Loeb n'améliorait pas son score au championnat. Et la faute de Sainz venait alourdir ce maigre bilan. Même constat chez Peugeot où la mafia finlandaise n'a guère brillé. La faute à une direction assistée cassée pour Gronhölm le samedi, tandis que Rovanperä brisait une biellette de direction et plongeait au classement. Le bilan des 307 WRC n'est guère réjouissant, ce qui doit consoler Freddy Loix, brutalement écarté pour manque de résultats...

Enfin chez Subaru, le week-end aura été gâché par la pénalité encourue par Solberg dans la nuit de vendredi à samedi. Relégué au treizième rang, le Suédois a aligné les meilleurs temps pour remonter au quatrième rang. Quelle combativité!

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