Qui peut battre Loeb et Citroën?

LEN Avec deux victoires en autant d'épreuves, le Français Sébastien Loeb est véritablement l'homme fort de ce début de championnat. Accompagné d'une Citroën Xsara WRC plus toute jeune mais parfaitement fiable, l'Alsacien s'est imposé à Monaco avant de récidiver, un mois plus tard, sur la neige et la glace de la Suède, devenant ainsi le premier pilote d'Europe du Sud à s'y imposer! Cette fois, c'est de la bonne terre que l'équilibriste français va découvrir sous les roues de sa Xsara en débarquant au Mexique. Ce rendez-vous qui effectue sa toute première apparition à ce niveau de compétition constitue le premier exemple concret des changements qui sont intervenus cette année dans le calendrier mondial. Le rallye a été créé en 1979. Il s'appelait alors Rally America et s'inspirait autant des raids tout-terrain comme le Paris-Dakar que des compétitions routières plus traditionnelles avant d'évoluer rapidement pour répondre aux normes internationales.

Disputé sur une bonne terre relativement rapide, la troisième épreuve du championnat sera nouvelle pour tous les participants du WRC. Enfin, presque. Car Sébastien Loeb a déjà participé aux reconnaissances l'an dernier, tandis que Harri Rovanperä s'est imposé ici en 2002, avec une Peugeot 206 WRC. C'est d'ailleurs ce dernier qui remplace notre compatriote Freddy Loix au volant de la seconde 307 WRC.

Tracé au départ de Len, ville industrielle de 900.000 habitants située 410 km au nord de Mexico City, le parcours se caractérise également par son altitude, qui dépasse très souvent 2.000 mètres. Ce qui ne manquera pas d'avoir des répercussions sur les mécaniques turbocompressées des voitures engagées là-bas.

C'est également à partir de cette épreuve que de nouvelles règles voient le jour, à l'exemple de la réduction à cinq jours de la durée totale d'une épreuve incluant les reconnaissances, le shakedown, le contrôle technique et la conférence de presse les mercredi et jeudi tandis que les trois derniers jours sont consacrés à la course. Ce qui, dans le cas présent, obligera notamment les équipages à prendre de nouvelles notes pour l'intégralité du parcours en un temps minimum. Le système des flexi-services (ingénieurs et mécaniciens ne pourront désormais plus travailler que sur une seule voiture à la fois), la limitation des pneumatiques et le choix de deux types à remettre à la FIA longtemps à l'avance (huit semaines pour les épreuves outre-mer, quatre semaines pour l'Europe) sont les autres mesures importantes dont l'application débute à l'occasion de cette manche américaine.

© Les Sports 2004