Le Français Sébastien Loeb, sur Citroën C4, a doublé la mise en tête du rallye de Sardaigne


SARDAIGNE Dans cette 7e manche du Championnat du monde des rallyes (WRC), l'Alsacien, grâce à trois meilleurs temps dans les trois spéciales de la 2e étape, samedi matin, a doublé son écart avec Marcus Grönholm (Ford Focus).

En trois heures, l'écart entre Loeb et Grönholm est passé de 22 secondes 4/10 à 41 secondes 5/10. "C'est bien, parce qu'on a réussi à calmer Marcus dans les deux premières spéciales (ES7, ES8), et puis dans la troisième (ES9) il y a eu une explication", a commenté Loeb à son retour au parc d'assistance d'Olbia.

L'explication dont parle le triple champion du monde français, c'est que Grönholm a perdu sa roue de secours dans l'ES8 (Monte Lerno) puis a démarré dans l'ES9 (Su Filigosu) avec un pneu arrière droit très abîmé. Malgré la mousse anti-crevaison, il n'avait plus de droit à l'erreur et a dû ralentir, perdant encore 12 secondes sur Loeb.

Loeb a même failli heurter cette roue de secours, posée à l'intérieur d'un virage où sa C4 arrivait à fond de cinquième, mais il l'a vue au dernier moment et a pu l'éviter, ne perdant "qu'une ou deux secondes", selon ses estimations. Et Ford se demandait à midi si la FIA allait faire preuve de sévérité ou de bon sens, la Focus étant plus légère sans roue de secours qu'avec...

Derrière les deux "caïds", les écarts ont continué à se creuser, aucun changement de position n'intervenant dans le Top 8, sur des pistes étroites mais plutôt roulantes, avec au passage un joli saut dans Monte Lerno.

Deux voitures de pointe, qui n'avaient pas terminé la 1re étape, vendredi soir, la Ford Focus du Finlandais Jari-Matti Latvala et la Subaru Impreza de l'Australien Chris Atkinson, sont reparties en course avec dans le coffre une pénalité de 10 minutes, selon les règles du "Super Rallye", pour entamer une remontée désespérée, à bonne distance du leader.