Chacun a de bonnes raisons de prendre le Lotto Trophy au sérieux

MONS «Je viens pour gagner.» Stefan Everts est, comme à son habitude, catégorique. S'il participe au Championnat de Belgique, dont le premier des sept volets s'ouvrira ce dimanche dans la cité du Doudou, c'est pour ajouter un titre à son palmarès. «Mais sans prendre de risques», s'empresse-t-il d'ajouter en évoquant le tracé wallon aussi sablonneux que le plus flamand des circuits. C'est que sept jours plus tard, l'élite du motocross a rendez- vous à Zolder où se donnera le coup d'envoi du Mondial et qu'il n'est pas question de venir percuter un des arbres des sous-bois montois.

Même si l'opposition étrangère sera minime, cette cavalcade nationale est prise très au sérieux par nos meilleurs pilotes. Everts veut y parfaire son rodage; son coéquipier Cédric Mélotte veut y confirmer ses bonnes sorties et y trouver les derniers réglages de sa conduite dans la silice; Marnicq Bervoets veut y prouver qu'il n'est pas fini; Steve Ramon veut y faire les bornes nécessaires pour s'acclimater à sa nouvelle catégorie et à la conduite d'un gros moteur à soupapes; Kevin Strijbos veut poursuivre son apprentissage de vedette en devenir et Patrick Caps espère y trouver les réglages qui font actuellement défaut à sa 250 quatre-temps. A une semaine du Mondial, le Wallon s'interroge à juste titre et, bien que se sachant handicapé au bout de la longue ligne droite de départ par la faiblesse de sa cylindrée face à la grosse artillerie de ses rivaux, il veut absolument rouler sur sa mécanique de Grand Prix.

Mais, de tous, le plus inquiet est assurément Joël Smets. Pour le rouquin de Dessel, Mons constitue un sacré test. Sans doute multiplie-t-il les entraînements (ce jeudi, il s'exerçait dans le nord de la France), mais ce n'est qu'à l'issue de la première manche de ce National qu'il découvrira si son genou blessé à Mantova est apte ou non à supporter une campagne mondiale.

© Les Sports 2004