Il décroche son septième Mondial en catégorie reine, le neuvième toutes catégories confondues

SEPANG Aussi impressionnante que soit la 4e victoire de la saison de Stoner, c’est le panache avec lequel Rossi a conquis le neuvième titre mondial de sa carrière qui a marqué ce 16e Grand Prix de l’année. Volant de record en record et troisième de la course à l’issue d’une superbe remontée sur la piste humide d’un Grand Prix retardé par un violent orage, Fortissimo Rossi s’est adonné au rituel préparé pour la circonstance.

Descendu de sa moto, il enfila un T-shirt à l’effigie d’une poule. Ses fans lui apportèrent même le gallinacé qu’on avait pris soin de casquer tel un pilote, accompagné d’un œuf magnifique, faisant référence aux 9 sacres du géant des deux roues.

Finalement, seule la pluie a quelque peu freiné le couronnement du Docteur en le déconcentrant au départ. Parti en pole position, l’Italien s’est retrouvé 8e après le premier virage et 10e après le suivant. Obligé de s’élancer du fond de la ligne pour n’avoir pas rejoint la grille de départ en temps utile, Lorenzo prenait même le dessus sur son équipier au 2e tour.

Dans le même temps, Stoner, le revenant, et Pedrosa avaient pris la clef des champs. Ce fut le début d’un double scénario. D’une part, Stoner se fendait d’un cavalier seul des plus spectaculaires en prenant 2 secondes par tour à l’escadrille des poursuivants et, d’autre part, Rossi s’accrochait aux basques de Lorenzo lancé dans la chasse aux places d’honneur.

La piste s’asséchant, Rossi continua à accélérer et dépassa Lorenzo au 8e tour pour s’emparer de la 4e place qui lui assurait le titre. L’as de Tavullia en voulait plus et fondit ensuite sur les deux Honda de Pedrosa et de Dovizioso, en bagarre pour la 2e place.

Mais le second pilote du HRC chutait à l’abord d’une courbe à 7 tours de l’arrivée, permettant à Rossi de s’offrir son 163e podium. “C’est une nouvelle consécration de rang , déclara Rossi. D’autant plus grandiose que cette année, j’ai dû composer avec la résistance féroce de mon coéquipier Jorge. À chaque saison, je me suis retrouvé confronté à de grands rivaux. Mais c’est Lorenzo qui fut le plus coriace d’entre eux. C’est un grand pilote et je l’en félicite. Maintenant, je vais me reposer et tenter de mesurer à sa juste valeur toute la portée de ce neuvième titre mondial.”



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