Les favoris sont connus, mais d’autres pourraient surgir…

BUENOS AIRES C’est dans l’effervescence d’un début d’été flamboyant et placé sous les couleurs des festivités du bicentenaire de la Révolution, tant en Argentine qu’au Chili, que ce Dakar 2010 va s’offrir un nouveau bain de fou- le, dès ce premier jour de l’an. Un départ en fanfare pour 317 kilomètres de liaison sans chrono avant le véritable départ du 2 janvier. Pour tous, les favoris sont connus, surtout en catégorie auto où l’écurie Volkswagen possède certainement les faveurs des pronostics.

Pour avoir rallongé d’un an son implication en rallye-raid, l’usine de Wolfsburg n’avait qu’une idée en tête. Après le retrait aussi subit qu’inattendu de Mitsubishi, la marque allemande se voyait offrir, à moindre coût, une deuxième opportunité de conquérir la victoire finale sur cette épreuve légen- daire.

Car il faut bien l’avouer : avec près de 80 mécaniciens et ingénieurs et cinq voitures officielles engagées, VW a mis toutes les chances de son côté sur cette édition 2010. Enrôlant le Qatari Nasser Al Attiyah, considéré comme le pilote le plus rapide du plateau avec Carlos Sainz, Volkswagen fait réellement figure d’épouvantail.

Jugez plutôt : Sainz, Al Attiyah, Devilliers (vainqueur 2009), Mil-ler et le Brésilien Neves : autant dire qu’ils ont déjà trois candidats déclarés à la victoire. Restera à Kris Nissen, le patron de l’équipe, à tenter de gérer au mieux les antagonismes qui risquent de se réveiller très vite entre ses pilotes les plus rapides et les plus ambitieux. Car c’est bien là que résidera la principale inconnue de cette édition 2010. Comment VW arrivera-t-il à gérer Sainz et Al Attiyah pour éviter qu’ils ne s’auto... détruisent ?

C’est, là aussi, la seule opportunité laissée à la concurrence pour tenter de prendre la forteresse de Wolfsburg. En tête de la résistance à VW, l’on retrouve le voisin allemand de BMW et de son team semi-officiel X-Raid.

Ayant largement comblé le départ d’Al Attiyah par l’arrivée cumulée de Stéphane Peterhansel et de Nani Roma mais aussi de Michel Périn (l’ancien copilote de Sainz), Sven Quandt n’a sans doute jamais été en position aussi favorable de remporter cette victoire tant désirée depuis près de huit ans… Encore faudra-t-il que les redoutables X3CC tiennent la distance tout en ne concédant pas trop de temps au quotidien sur les Race Touareg 2. C’est pourquoi, en grand ordonnateur, Sven Quandt a d’ores et déjà attribué les rôles. Peterhansel et Roma joueront devant, tandis que Guerlain Chicherit jouera les assistances rapides !



© La Dernière Heure 2009