Disputer deux courses était éreintant pour Everts

MONTEVARCHI C'est surtout à l'insistance de l'usine Yamaha que Stefan Everts s'est présenté au départ de deux cylindrées différentes ce dimanche en Italie. Le champion du monde des 500cc n'était pas très chaud pour cette expérience surtout en regard de son début de saison pour le moins mitigé. Les obligations professionnelles ont donc eu le dessus, mais si à la fin de la journée, il ne cachait pas sa joie, Stefan ne dissimulait pas non plus sa fatigue.

«Je n'ai pas eu trop le choix, car j'ai senti que l'usine voulait promouvoir sa 250cc. Ce qui m'a surtout embêté ce fut d'abord le peu d'entraînement au guidon de cette mécanique et ensuite le peu de temps de récupération entre les deux courses. Avec cette chaleur, il me faudrait un laps de temps plus grand et si, dimanche prochain, en Bulgarie, les conditions climatiques sont identiques, je vais quand même hésiter à poursuivre cette expérience. «

Physiquement mais nerveusement également, deux épreuves disputées sur des mécaniques différentes sont toujours astreignantes. Il faut être fort comme un Joël Smets pour attaquer deux objectifs de front et le leader des 650 cc était lui aussi très content de sa journée. Comment pourrait-il en être autrement puisqu'il signait sa 51e victoire en Grand Prix, luttant donc à ce niveau, au corps à corps avec Everts (55 succès).

De plus, il revient à sept points seulement de Pichon, toujours leader du mondial MXGP. «Je suis content, confiait Joël à sa descente du podium. Aujourd'hui, je me sentais plus fort que Stefan, mais je me suis déconcentré un instant lorsque je suis revenu dans sa roue et cela a suffi à m'envoyer au sol. Le retour à l'avant plan de Stefan remet un peu de piment dans le championnat et je n'ai pas pu m'empêcher de lui signaler que Pichon n'est pas imbattable. «

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