Le quintuple champion de Belgique espère terminer la saison sur le podium

AUTOMOBILISME

SAINTE-MAXIME Un an après une spectaculaire sortie de route qui avait coûté plus de 100.000 euros à son tonton Vergalle, piégé alors qu’il menait l’épreu- ve avec plus de 16 secondes d’avance sur les deux prétendants au titre français (Branson et Snobeck), Pieter Tsjoen est de retour au Rallye du Var. Une ultime manche du championnat de France accueillant, comme l’an dernier, au départ, cet après-midi sur le port de Saint-Maxime, Sébastien Loeb.

Un désormais sextuple champion du monde toujours épaulé, pour l’occasion, par son épouse Séverine, mais qui, cette fois, a troqué sa petite Citroën C2 Super 1600 contre une C4 WRC. Même si sa voiture d’usine est chaussée de Pirelli moins performants que les Michelin, ne cherchez pas plus loin le grand favori.

“Je ne regarderai même pas les temps de Loeb !” s’exclame Pieter Tsjoen. “L’an dernier, avec sa petite C2 sous la pluie, il ne pointait déjà qu’à une grosse seconde de nous. Avec la WRC, même en marche arrière, il sera devant. J’espère simplement qu’il ne va pas trop nous ridiculiser. Si je pointe en moyenne à deux secondes au kilomètre de lui, je serai déjà content.”

Le patron de R-Tec, Fabio Lazzerini, a donc été un peu fort en déclarant que son pilote, récent lauréat au Touquet et au Condroz , ne partirait pas battu d’avance. Que Loeb était peut-être prenable...

“Restons sérieux”, rétorque le Flandrien. “Sébastien n’a plus été battu sur asphalte lors de ces six dernières années. Si je le devance dimanche, je peux de suite aller signer mon contrat de pilote officiel chez M-Sport lundi! De manière plus réaliste, j’espère lutter pour le podium face à la Subaru WRC de Tirabassi et la 307 WRC de Patrick Henry. Je ne prendrai pas tous les risques sur ce tracé truffé de pièges et bordé de précipices. Je veux terminer sur une bonne note et ne pas répéter mon erreur de l’an dernier.”

Plus loin, derrière les cinq S2000 (avec, notamment, la 207 de Stéphane Sarrazin), on suivra attentivement la lutte entre les nombreuses Clio R3 bien pilotées. Avec le Français Manu Guigou, toujours candidat au titre absolu, les Belges Freddy Loix et Kris Princen, mais aussi le futur pilote Renault F1, le Polonais Robert Kubica, visiblement très adcroit aussi au frein-à-main.



© La Dernière Heure 2009