Qui n’avance pas recule. Vice-champion de F4 en 2018, Ugo de Wilde a vécu ensuite deux saisons poussives en Formule Renault Eurocup avec une victoire et plusieurs podiums.

Plutôt que de tripler dans le championnat et de faire peut-être la saison de trop, Ugo a choisi de mettre le cap sur l’endurance, une discipline qui a souri à bien des pilotes belges. "La nouvelle catégorie Hypercar s’apprête à accueillir Toyota, Peugeot, Audi, Porsche, Ferrari et même Honda pour les 24H du Mans. Et on parle aussi de BMW, Hyundai ou encore GM, commente Ugo, qui disputera en parallèle l’Alpine Cup. Cela signifie qu’il y aura au moins 36 volants officiels en 2023, la majorité étant encore à pourvoir tandis que plusieurs pilotes vont prendre leur retraite. C’est donc le bon moment pour moi d’aller en endurance."

Cette marche vers Le Mans pour de Wilde commencera d’abord par l’ELMS, ce championnat dans lequel notre compatriote Alessio Picariello a été sacré en GTE l’an dernier. Point de Grand Tourisme cependant pour Ugo qui a trouvé un volant en LMP3 chez Inter Europol Competition. Team allemand mais battant pavillon polonais, il s’agit d’une des meilleures formations du plateau. "Je suis très heureux de signer pour toute la saison, poursuit le jeune Belge. Mon programme passera donc par Spa en septembre. Nous espérons toujours rajouter le ‘Road to Le Mans’ au menu. Mon équipier sera le gentleman driver Martin Hippe et mon équipe m’a promis de nous trouver un bon 3e pilote silver pour nous épauler. J’ai déjà fait des tests pour le team à Barcelone ; cela s’est très bien passé."

Même s’il roulera essentiellement avec un toit sur la tête et des essuie-glaces, Ugo ne ferme pas totalement la porte de la F1. "Tout reste possible. On a vu ce qui est arrivé à Brendon Hartley qui a été recruté par Toro Rosso après avoir couru en protos pendant de nombreuses années."

S’il arrive à ses fins, Ugo pourrait en tout cas incarner la prometteuse nouvelle génération de Belges en endurance.