GP d'Italie : il remporte son 6e Grand Prix national consécutif

MUGELLO Profitant d'une météo favorable après deux journées d'essais disputés sur le mouillé, Valentino Rossi a brillamment fait le ménage dans son jardin et a remporté la 86e victoire de sa carrière, égalant ainsi le record de succès conquis à domicile par Mike Doohan. S'élançant de la 3e place sur la grille de départ, le génie de Tavullia attendit patiemment avant de sortir de sa réserve et de crucifier Capirossi et Stoner qui avaient exploité la puissance de leur Ducati dans la plus longue ligne droite du championnat pour animer les premiers tours. Recollant ensuite aux basques de Pedrosa, Rossi partagea un moment le pouvoir avec le petit Espagnol. Si ce dernier émergeait dans la longue ligne droite des tribunes grâce à une vitesse de pointe supérieure, l'Italien profitait des parties vallonnées du circuit pour mettre la pression sur son adversaire en attendant de sortir son veto à 15 tours de l'arrivée au prix d'un freinage spectaculaire. La suite des événements se résuma en deux mots : maîtrise et classe pour le champion italien face à un Pedrosa qui finissait par lâcher prise. "Malgré un mauvais départ, je suis resté calme car j'avais un bon rythme, confia Rossi. Alors que Stoner n'était plus en piste pour la victoire, j'ai eu une jolie bagarre avec Pedrosa mais j'ai pris le dessus dans la partie sinueuse du circuit où je me sentais le plus à l'aise."

Imbattable dans son fief toscan, Vale prenait alors résolument la clef des champs et s'imposait avec plus de trois secondes d'avance sur Pedrosa et six sur Barros, surprenant de vélocité et tombeur de Stoner à trois tours de l'arrivée. Impressionnant jusqu'au bout, Rossi revient à neuf unités de Stoner. Cela promet pour les cinq prochains Grands Prix qui vont se disputer en moins de huit semaines.

En 250 cc et en 125 cc, les joutes furent plus intenses encore. C'est ainsi que Bautista émergea sur le fil en devançant De Angelis. En raison d'une chute dans le dernier tour après un contact avec un adversaire, Lorenzo, leader du championnat, dut se contenter de la 8e place. Dans les petites cylindrées, trois pilotes étaient regroupés en moins de 70 millièmes de seconde en vue du but : Faubel, Gadea et Corsi. Tout se joua dans les ultimes hectomètres. Gadea se hissa en tête mais fut battu à l'aspiration sur la ligne d'arrivée par Faubel qui s'empare de la tête du championnat, Pesek (leader au général) ayant chuté dans le dernier virage.



© La Dernière Heure 2007