Troisième course en proto et troisième podium pour Stoffel Vandoorne, son deuxième à Spa après 2019 avec SMP.

Sixième au classement général, troisième en LMP2, notre compatriote n’a pas volé son nouveau trophée. Il aurait même pu décrocher le premier accessit sans une pénalité pour conduite dangereuse infligée à dix minutes de l’arrivée à son équipier Tom Blomqvist pour un bras de fer au pied du Raidillon avec l’Alpine Hypercar de Matthieu Vaxivière.

"Honnêtement, je suis heureux avec ce résultat car on a eu une semaine compliquée avec le crash de lundi obligeant l’équipe à reconstruire un nouveau proto en hâte," confessait Stoffel dont le départ aura été chahuté. "Je me suis un peu fait bousculer et j’ai perdu quelques places en effet lors de l’envol, mais le comportement de l’auto n’en a pas été affecté et j’ai ensuite pu remonter. Cela fait plaisir de voir les deux autos du team Jota sur le podium d’une catégorie LMP2 très relevée. Cela récompense beaucoup d’efforts."

Mais la United Autosports de Hanson-Albuquerque-Scherer était loin devant.

"Sur une autre planète effectivement," analysait Stof. "Notre équipe est super forte dans les stands, en stratégie, mais notre auto n’est pas encore au niveau en performances pures. Il reste du boulot. il va falloir analyser les données et essayer de comprendre pour Portimao pourquoi nous n’étions pas capables de suivre le rythme des vainqueurs."

Idem pour l’équipe belge WRT qui se battait pour le podium avec les Jota jusqu’à mi-course avant de perdre quasi une heure suite à un changement d’embrayage.

Un autre Belge a bien failli monter sur le podium. Auteur d’un relais de très bonne facture, Alessio Picariello avait remonté sa Porsche Proton jusqu’au troisième rang, mais a finalement été pénalisé de 30 secondes et perdu deux places pour un excès de vitesse lors d’une neutralisation sous drapeaux jaunes. Dommage. Porsche remportait par contre la victoire haut la main en GTE-Pro grâce à Kevin Estre et Neel Jani.