Deux grands noms du sport automobile sont opposés dans cette lutte pour le pouvoir, tous deux issus du rallye

PARIS Après des semaines de campagne tendues entre les deux candidats, les clubs autos de plus de 200 pays représentés aujourd’hui à Paris vont élire le successeur du contesté (surtout depuis le scandale sexuel de mars 2008) Max Mosley, dirigeant la Fédération au fouet depuis 1993.

Deux grands noms du sport automobile sont opposés dans cette lutte pour le pouvoir, tous deux issus du rallye. Champion du monde de la discipline en 1981, Ari Vatanen battra-t-il, comme il y a 28 ans, Jean Todt, alors équipier de Guy Fréquelin ?

Sur le papier, Napoléon Todt part avec la faveur des pronostics. Après avoir mené Peugeot (en rallye) puis Ferrari (en F1) vers les succès, le Français prendra-t-il, à 63 ans, les commandes du sport automobile ? C’est clairement le souhait de Max Mosley et d’Ecclestone. Des préférences qui pourraient finalement le desservir. Tout comme l’étiquette rouge toujours collée sur son front.

Ancien député européen et miraculé, personnage mythique et mystique, Ari est sans doute plus humain, moins politique. Plus naïf aussi. Dans un monde où tout s’arrange, son élection constituerait une surprise. Vingt-huit ans plus tard, Todt tiendra peut-être aujourd’hui sa revanche.



© La Dernière Heure 2009