Paul Fraikin: "Face à cette crise, je n'en ai plus rien à faire du rallye..."

Après un retour très difficile du Mexique WRC, l'ex-présentateur de la RTBF attend la fin de sa quarantaine pour se mettre au service d'une association.

Paul Fraikin: "Face à cette crise, je n'en ai plus rien à faire du rallye..."
©L.P.R.Photography
Après un retour très difficile du Mexique WRC, l'ex-présentateur de la RTBF attend la fin de sa quarantaine pour se mettre au service d'une association.

Ancien présentateur de l'émission de rallyes Champion's sur la RTBF, organisateur du Family Champion's Day, Paul Fraikin est toujours aussi populaire auprès des fans et sur Facebook où ses petits films et analyses sur les manches du WRC sont suivis par des dizaines de milliers de personnes.
La semaine dernière encore, le citoyen de Seneffe était au Mexique pour assister à la troisième manche du championnat du monde. Il en est revenu difficilement...
"Il m'est toujours difficile de comprendre comment les dirigeants du monde n'ont pas fait arrêter les avions plus tôt, comment les Mexicains ont fait venir des Européens en masse avec le risque de contamination, tout cela pour un rallye. L'insouciance mondiale me dégoûte," affirme le journaliste. "Si j'avais su le risque que je prenais et que je faisais prendre aux autres, jamais je ne serais parti là-bas. Car quand le virus va se répandre dans ce pays où les gens mangent avec leurs mains et ont très peu d'hygiène, cela va être terrible. Si le Covid-19 atteint les pays du sud, l'Afrique, on ne saura plus l'arrêter. Car là-bas, les soins, la communication, l'hygiène n'ont rien de comparable à l'Europe. Disputer le rallye dans ces conditions, comme si de rien n'était, m'a paru indécent."
Dès qu'il est arrivé, son principal souci a été de pouvoir trouver un avion pour revenir.
"J'ai directement appris que Donald Trump avait décidé de fermer ses frontières et d'interdire aux Européens de rentrer chez eux. Or mon vol retour passait par les Etats-Unis. J'ai essayé de le modifier, mais le site de la Lufhtansa a été bloqué durant 48h. On n'avait aucune information. Finalement, comme pas mal d'autres Européens, j'ai été obligé d'acheter très cher un autre billet retour via Francfort puis Zurich pour enfin revenir à Bruxelles. Quand j'ai vu les responsables de Pirelli monter dans mon avion entre Léon et Mexico, j'étais stressé."
Revenu chez lui après
...

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité