Après le Dakar, le WRC va découvrir les pistes chiliennes.

Si l’on ne compte pas le retour au calendrier l’an dernier de la Turquie, déjà visité auparavant même si c’était dans une toute autre contrée, le Chili, trente-deuxième pays à accueillir le WRC, est la première nouvelle destination du Mondial depuis la Pologne en 2014.

Après neuf années de Dakar, les Chiliens, passionnés de rallye (63 équipages engagés contre une grosse vingtaine au Mexique et en Argentine), ont décidé cette année d’abandonner le grand raid pour soutenir financièrement l’arrivée du championnat du monde des rallyes. Deux semaines après l’Argentine, les meilleurs rallymen mondiaux restés pour la majorité sur le continent américain ont découvert un autre profil de spéciales.

"C’est assez différent de ce que nous venons de connaître, plutôt roulant et rapide, cela me rappelle un peu la Grande-Bretagne avec tous ces chemins en sous-bois", considère le sextuple champion Sébastien Ogier, actuel deuxième à dix unités de notre Thierry Neuville. "J’espère que sur un tel terrain nous serons un peu plus performants. Il y a quand même beaucoup de belle gravette en surface, ce qui risque de compliquer la vie de ceux qui partiront devant."

La majorité des spéciales se déroulera dans des forêts situées au sud, entre la côte Pacifique et le Rio Biobio, deuxième plus grand fleuve du pays. Avec 125,27 kilomètres chronométrés, la première étape de ce vendredi sera la plus longue du rallye avec notamment deux passages sur les 30 km d’El Puma, le juge de paix de l’épreuve.

Encore plus que d’ordinaire, l’exercice de la prise de notes précises en deux passages à 90 km/h maxi et la vision dans la foulée des caméras embarquées, risque de se révéler crucial. Ceux qui auront réussi à rester concentrés durant plus de 300 km à détailler chaque virage et réussiront à se lâcher dès le premier run en course, en faisant 100 % confiance à leurs notes, pourraient créer de plus gros écarts que d’ordinaire. Ceux qui par contre auront moins bien travaillé seront ou largués ou dans les bas-côtés lors d’un sixième rendez-vous du WRC 2019 bien épicé. Même si le nom Chili n’a rien à voir avec le Chile, le piment espagnol, ni le chili con carne, spécialité du Texas.