Avec 13 spéciales pour 352,5 km chronométrés.

Alors que l’on attend toujours la confirmation du calendrier de la suite de la saison WRC 2020 présenté vendredi au Conseil mondial, du côté de Ypres on continuait à travailler d’arrache-pied. D’un côté, pour réunir le budget nécessaire à l’organisation d’une épreuve d’envergure mondiale ; de l’autre, pour proposer un parcours digne d’un vrai championnat du monde.

De bonne source flamande, nous avons réussi à obtenir le projet de parcours de cette édition unique. L’épreuve belge n’adopterait visiblement pas le nouveau canevas proposé pour réduire les coûts et s’étendrait même sur 352 km, soit 8 km de plus que l’Allemagne l’an dernier, une cinquantaine de plus que le dernier Monte-Carlo ou 27 km de plus que ce qui était initialement prévu au Mexique.

Le sommet yprois a dû adapter son parcours pour accueillir les WRC et contenir au mieux la foule qui va se masser (on espérant que le coronavirus ne revienne pas gâcher la fête) dans le Westhoek ou la région spadoise, mais aussi le trafic et les énormes embouteillages légendaires sur ces épreuves dans les années 80.

Le tracé a été clairement conçu pour éviter les déplacements. Le public pourrait assister à un maximum de trois spéciales par jour dont deux sans nécessairement bouger sa voiture.

Le spectacle débuterait le jeudi 1er octobre par le traditionnel shake down à Nieuwkerke.

Le vendredi, on disputerait deux boucles. Avec pour débuter (sans doute en matinée) un gros morceau Kruiseke-Warneton (ES1 et 3), une spéciale de 34,5 km ! Elle serait suivie de Dikkebus-Westouter (ES2 et 4) sur 26,41 km. Et lors de la ronde de l’après-midi on ajouterait encore à ces deux épreuves Langemark-Bikschote (ES5, 18,84 km), soit une grosse première étape de 140,66 km.

Au programme du samedi, l’ES6 et 9 de Proven-Vleteren-Watou (24,61 km), celle de Wijtschate-Mesen (ES7 et 10, 28,38 km) puis Zonnebeke (ES8, 14,3 km), qui ne serait pas disputée une seconde fois dans l’après-midi. Soit cinq spéciales à nouveau et un total de 120,26 portant à 261 le kilométrage total pour la manche du championnat de Belgique.

Enfin, lors de la 3e étape du dimanche, uniquement réservée aux concurrents inscrits en WRC, après une longue liaison de plus de 200 km (comme entre Gap et Monaco), on passerait la matinée sur les 37,4 km (la plus longue épreuve du rallye !) entre Barisart et Winamplanche, une grande classique des anciennes Boucles et du Spa Rally. Un parcours déjà reconnu mais encore à valider car on connaît la problématique des sources de Spa Monopole, qu’aucune voiture de rallye ne peut plus approcher. Avant vers midi d’achever l’épreuve avec la Power Stage longue de 16,78 km (sans répétition donc), baptisée Francorchamps-Eau rouge, utilisant des routes en grande partie inédites pour le rallye et s’achevant sur la nouvelle piste de WRX (avec escalade du Raidillon, jump et tribune de 9 000 places) dans le cadre de la manche belge du championnat du monde de rallycross !

Tout cela en évitant les routes de Liège-Bastogne-Liège, la classique belge prévue le même jour. Il va y avoir du boulot pour la police locale !

Un copieux programme que l’on a hâte de pouvoir confirmer, en même temps qu’une historique première manche belge du WRC que seuls aujourd’hui le manque de soutien de nos politiciens ou le coronavirus peuvent encore empêcher.

Pas encore de calendrier 2020 fiable

On espérait qu’il soit officialisé vendredi à l’issue du Conseil mondial. Mais la situation évolue à tel point de jour en jour, voire d’heure en heure, que le responsable rallye de la FIA préfère encore attendre avant de dévoiler un nouveau calendrier WRC 2020. D’après nos informations, l’Estonie et la Lettonie sont, comme Ypres, candidates à l’organisation d’une manche mondiale de remplacement. Mais on attend la confirmation du budget pour mettre sur pied un tel événement et payer un minimum de droits de plateau. La Turquie, à qui on aurait demandé d’avancer sa date d’une semaine, ne serait plus vraiment partante pour des questions budgétaires plus que sanitaires. Ypres remplacerait Marmaris. La chancelière Angela Merkel a mis un point d’interrogation derrière l’Allemagne en interdisant tout rassemblement de masse jusqu’au 31 octobre. Y aura-t-il dérogation ou changement de date ? Enfin, surprise, le Japon a confirmé hier… ses sponsors et ses dates du 19 au 22 novembre. Une semaine avant le Rallye des îles Canaries, prêt à remplacer l’épreuve japonaise si elle suit le même sort que le GP du Japon

Ogier veut prolonger en 2021

Cela devait logiquement être sa dernière saison en WRC. Mais, avant même de prendre la tête du Mondial à l’issue de sa dernière victoire lors d’un Rallye du Mexique avorté, la rumeur d’un prolongement de contrat circulait déjà. La crise du coronavirus et les trois mois sans piloter ont sans doute donné un avant-goût de ce que pourrait être sa vie sans WRC dans le futur. Est-ce pour cela que, dès la reprise des essais, le sextuple champion français a confié à un journaliste finlandais : “J’ai encore envie de disputer une vraie saison complète, avec tous les rallyes normaux comme l’Argentine, le Portugal, le Kenya, la Nouvelle-Zélande.”

Rien n’est encore officiel, mais le message est clair. À 36 ans seulement, le Gapençais souhaite prolonger jusqu’à fin 2021. Ce qui ne devrait pas poser le moindre problème à Toyota et Tommi Makinen, qui ont prévu de poursuivre leur implication en championnat du monde des rallyes même si la crise financière due à la pandémie a mis un coup d’arrêt brutal au développement de la Yaris 2021.