La dernière étape n’a pas souri aux nouveaux pilotes Yaris. Le championnat est bien lancé.

Pour la première fois depuis Marcus Grönholm en 2006, les Français et les Sébastien, Loeb et Ogier (quatorze succès ici à eux deux), ont été battus sur le Monte-Carlo, première manche du championnat du monde.

Les Toyota d’Elfyn Evans et de Sébastien Ogier se sont pourtant relayées en tête de la 4e à la 13e spéciale. Mais au final, le pilote Hyundai, impérial lors de la dernière journée et auteur de huit scra tchs sur seize (dont les six derniers), a eu le dernier mot.

"Tout le monde s’attendait à ce que je gagne en raison de mon palmarès ici, mais ce n’est pas aussi facile, surtout quand vous découvrez une nouvelle monture", expliquait un Gapençais tirant la tête et se cherchant des excuses. Car le sextuple champion s’était bel et bien imposé dès ses débuts avec Ford et Citroën.

Mais cette fois, il a été battu à la régulière par notre compatriote et n’a réussi à prendre le meilleur sur son équipier Elfyn Evans que dans la dernière spéciale. "Sans aucune consigne", a précisé le boss Tommi Makinen.

"Je manquais de confiance dans certaines circonstances, quand cela glissait fort. J’ai perdu 36 secondes sur Neuville en deux spéciales suite à un excès de prudence. Mais j’ai tout de même pris de gros points. Et la dernière fois que j’ai terminé second du Monte-Carlo (en 2013) fut m a meilleure saison."

Celle de son premier titre mondial avec VW.

Adamo : “Thierry s’est transformé”

Toujours très exubérant et démonstratif, Andrea Adamo est monté sur la table de l’hospitality pour fêter le premier succès d’une Hyundai au Monte-Carlo. Puis il est venu, littéralement, porter son pilote belge en triomphe sur le port de Monaco : “Je me souviens de lui il y a un an quand j’ai débarqué à la tête de l’équipe et ce mec a changé. Il s’est transformé. Il a mûri. Il va pouvoir me donner des leçons pour rester calme, se marrait le ‘Flavio Briatore’ du WRC. Nous n’avons pas encore la meilleure voiture même si nous ne nous sommes pas reposés sur nos lauriers après le titre constructeurs. Ce succès, ce sont Thierry et Nicolas qui sont allés le chercher. Ils sont restés cools et confiants même quand ils comptaient seize secondes de retard. Je leur tire mon chapeau. Ils ont géré les évènements d’une manière étonnante. Avec le Sanremo, le Monte-Carlo est l’épreuve qui m’a donné la passion du rallye. Gagner ici signifie beaucoup pour moi. Celle-là, je m’en souviendrai jusqu’à ma mort.”

Loeb : “Incroyable Neuville”

Équipier dépité, relégué de la 4e à la 6e place en raison d’un ultime mauvais choix de pneus (les super tendres) lui faisant terminer le rallye à l’agonie, Sébastien Loeb sait ce que cela fait de gagner le Rallye Monte-Carlo au palmarès duquel le Français a inscrit son nom à sept reprises. “Thierry a été incroyable. Il a vraiment fait un super rallye. Il a été à bloc d’un bout à l’autre sans commettre de faute. Je peux vous garantir que commencer un championnat avec trente points cela fait du bien quand vous ambitionnez le titre.”