Lors de la courte spéciale show inaugurale d’hier soir, du côté de Tartu, le public estonien n’en avait que pour lui : Ott Tanak, le héros local.

Sacré champion du monde en 2019, le pilote Hyundai avait dominé l’épreuve comptant pour la première fois pour le "Mondial" en 2020. Grandissime favori, Ott peut-il dominer autant que l’an dernier sur ses terres ? "J’espère gagner bien sûr, a déclaré l’homme évoluant à domicile. .Je ne suis plus vraiment dans la course au titre après deux abandons consécutifs alors que j’étais en tête. Mais Hyundai peut encore revenir et conserver sa couronne chez les constructeurs. Il est difficile d’être encore dominant à ce niveau. Je suis certain que les Toyota seront rapides ce week-end. Mais on va essayer de les battre."

Lors de la spéciale apéritive de ce jeudi, Tanak n’a signé que le cinquième chrono, à égalité avec son équipier Thierry Neuville, à neuf dixièmes du meilleur temps de Kalle Rovanpera, également le plus rapide lors de la spéciale d’essais.

Comme ce sera aussi le cas aujourd’hui sur les vraies spéciales, il valait mieux s’élancer plus tard hier sur une trajectoire balayée par les premiers concurrents. Dans leurs rôles d’ouvreurs, Sébastien Ogier (7e à 1.2) et Elfyn Evans (9e) ont mordu la poussière.

Avant-dernier des concurrents WRC à s’élancer, Craig Breen (Hyundai) s’est classé 2e à un dixième, trois dixièmes devant Teemu Suninen (Ford) et cinq de mieux que l’autre Fiesta de Gus Greensmith.

Avec 23 courtes spéciales encore à disputer, le Rallye d’Estonie s’annonce comme un véritable sprint.