Ce weekend sur les routes asphaltées du Rallye d'Espagne, disputé autour de la ville catalane de Salou, le Français Sébastien Ogier (Toyota) pourrait décrocher un 8e sacre mondial et s'approcher à une longueur du record détenu par son illustre compatriote Sébastien Loeb (9 titres). Pour ce faire, le pilote de Gap, 37 ans, devra dompter son premier poursuivant et équipier, le Britannique Elfyn Evans, mais aussi Thierry Neuville (Hyundai), vainqueur en 2019 de la dernière édition du rallye. Ogier aborde ce 11e et avant dernier rendez-vous de la saison avec un viatique de 24 unités sur Evans. S'il parvient à accroitre son matelas à 30 points dimanche soir, il sera sacré avant même le Rallye de Monza (18-21 novembre).

Absent en 2020 en raison de la pandémie de coronavirus, le Rallye d'Espagne se disputera cette fois entièrement sur asphalte après l'interdiction des épreuves sur surface mixte en championnat du monde. Sur des routes rapides et lisses, le pilotage s'apparente d'ailleurs plus à celui de courses sur circuit. Les dix-sept spéciales totaliseront 280,46 kilomètres chronométrés entre jeudi soir et dimanche.

A l'aube d'un rallye qu'il a remporté à trois reprises (2013, 2014, 2016), Ogier est donc le grandissime favori à sa succession au titre de champion du monde. "Pour la première fois depuis longtemps, le Rallye d'Espagne est entièrement sur asphalte. En tant que leader du championnat, je ne vais pas devoir balayer la piste comme ouvreur. C'est une première opportunité pour moi de devenir champion du monde et je sais ce que je dois faire pour y parvenir", a assuré le Français.

Troisième au championnat, à 60 points d'Ogier, Neuville veut se rattraper en Espagne après son abandon en Finlande. Vainqueur à Ypres, sur un autre rallye entièrement sur asphalte, le Saint-Vithois est impatient d'en découdre. "J'ai aimé le profil mixte de l'épreuve ces dernières années. Maintenant, il s'agit d'être propre et efficace, de conduire comme sur un circuit. Il faudra de bonnes notes car il est compliqué de faire de grosses différences sur ce type de tracé", a expliqué le Belge, quintuple vice-champion du monde.