Toyota et Citroën devant, les Hyundai tirent à nouveau la langue...

A quelques heures seulement du départ officiel de la saison 2019, avec la première des deux spéciales nocturnes (La Bréole-Selonnet) programmée à 19h38, l'ultime spéciale d'essais disputée sur les hauteurs de Gap a dégagé une première hiérarchie.

Sur une spéciale d'un peu plus de 3 km totalement sèche, c'est le revenant britannique Kris Meeke qui s'est fait remarquer en plaçant sa Toyota Yaris WRC en « pole position » de cette sorte de « warm-up ». Toujours aussi « chaud », l'Irlandais nous promet quelques beaux moments. Il a déjà démontré à son patron Tommi Makinen qu'il avait bien fait d'aller le rechercher « à la maison » après son éviction de chez Citroën milieu de saison dernière près un énième crash au Portugal.

Un dixième derrière Meeke, on retrouve la Citroën de Sébastien Ogier qui a visiblement vite pris en mains sa nouvelle monture. « Sur le sec, elle est redoutable. Quand les conditions d'adhérence sont changeantes, c'est plus compliqué. On a taché effectué quelques corrections mais il reste du pain sur la planche, » a déclaré le sextuple champion du monde emmenant dans son sillage son nouvel équipier finlandais Esapekka Lappi, quatre dixièmes derrière son chef de file. « J'étais numéro 3, maintenant je suis numéro 2. Mais j'ai carte blanche ici. Si je suis devant Seb, je ne devrai pas le laisser passer en début de saison. »

Tout comme Kris Meeke, ce dernier pourrait créer la surprise sur ce « Monte » peu voire pas du tout enneigé, avec seulement quelques plaques de verglas représentant autant de pièges pour des voitures chaussées en slicks.

Aux 4e et 5e rangs, Ott Tanak et Jari-Matti Latvala confirment que les Toyota sont en forme et restent sans doute la référence sur tous les terrains.

Sixième seulement, à une seconde et six dixièmes, Thierry Neuville est le premier pilote Hyundai. Mais assez loin malgré cinq passages. Voilà qui confirme ce qu'il nous disait encore hier : « La voiture n'a guère évolué depuis la fin de 2018. » Et les conditions peu hivernales de ce Monte-Carlo ne devraient pas l'aider à signer un résultat de premier choix, le podium restant l'objectif prioritaire.

La première Ford est celle de Teemu Suninen. Là aussi, pas de surprise. On ne parierait pas sur une victoire d'une Fiesta M-Sport cette année.

Andreas Mikkelsen concède neuf dixièmes à son équipier, tandis que Sébastien Loeb, de retour du Dakar et sur les spéciales du Monte-Carlo, pointe au 10e rang à plus de trois secondes de Kris Meeke et une et demie de Thierry Neuville. Il faudra lui laisser sans doute un peu de temps pour s'habituer à sa nouvelle monture qu'il qualifie de « joueuse mais amusante à piloter. »