Le Belge nous livre ses premières impressions après un 13e succès historique

Accueilli en véritable héros sur le port de Monaco, assailli par une horde de journalistes et photographes, Thierry Neuville a d'abord été porté en triomphe par son boss, Andrea Adamo: "Je te l'avais dit, je te l'avais promis," lui a crié notre compatriote avant d'aller remercier ses ouvreurs, l'Espagnol Dani Sordo et le Français Julien Vial.

"J'ai dur à exprimer mes sentiments après un tel succès et une aussi belle bagarre," a expliqué le résident monégasque. "Si je ne devais dire qu'un mot ce serait sans doute revanche. J'étais tellement déçu l'an dernier après avoir échoué à 2.2 de Seb Ogier. Cette fois, je l'ai battu à la régulière. J'ai vraiment été la chercher cette victoire."

Et de plus de deux secondes. En fait, hormis dans l'ES10 où il a perdu pas mal de temps, Neuville a signé sept des huit derniers scratches sur cette épreuve. "Vendredi soir, on a fait un bon débriefing avec Dani qui remplaçait Bruno Thiry et ouvrait pour la première fois. Il a bien compris ce qu'on voulait et à partir de samedi matin on a pu attaquer en confiance. On savait à quoi s'attendre. Je connaissais bien les spéciales de la dernière étape. J'étais vraiment déterminé à gagner. On a poussé et on a réussi à aller rechercher les Toyota. Je me sentais vraiment bien dans l'auto."


Le Monte-Carlo, c'est la plus belle de vos treize victoires? "Emotionnellement il y en a eu d'autres très belles, la première, celle en Sardaigne au finish face à Ogier. Mais c'est certainement la plus prestigieuse. Je ne pouvais pas rêver mieux pour démarrer mon championnat. Trente points, cela fait du bien. Elle n'était pas inattendue. J'ai pu m'y préparer car j'avais assez d'avance avant la dernière spéciale. Maintenant, je vais pouvoir songer à la Suède où il sera sans doute difficile de récidiver en ouvrant la route. Mais attendons d'abord de voir si l'épreuve a lieu."

Ce soir, vous serez invité à la table du prince au Sporting Club de Monaco. Et après, retour à l'hôtel ou à la maison? "Je ne sais pas encore, je dois voir car ma belle-maman est là pour garder la petite."

Pour Nicolas Gilsoul, la question ne se pose pas. "Ce sera l'hôtel. Enfin pour ce qu'il restera de la nuit car je vous promets qu'on va faire une grande fête. D'autant que mon épouse Cindy est là. Je ne serai pas beau à voir demain dans l'avion..."