Le champion du monde rejoindra bien Hyundai et Thierry Neuville en 2020. Toyota a besoin d'un nouveau leader...

La rumeur n'en est plus une: Même si cela ne sera officiel apparement que plus tard dans la semaine, Tommi Makinen, le boss de Toyota, a admis dans la presse finlandaise qu'il "était déçu de perdre son champion Ott Tanak qui se plaignait de la fiabilité de la Yaris (ndlr: il a tout de même gagné six rallyes et le titre cette année!) et ne se disait pas heureux dans le team."

La vérité est surtout une affaire de gros sous: Après avoir gagné le titre, l'Estonien veut maintenant gagner... beaucoup d'argent. On parle d'un salaire annuel qui passerait d'un million et demi à cinq, soit plus que Thierry Neuville faisant mine de ne pas être affecté par ce gros transfert: Mais il ne sera clairement plus le seul numéro 1 et voir le champion sortant débarquer et toucher plus d'argent que lui ne doit certainement pas plaire au résident monégasque. Gageons que s'il pouvait il effectuerait le chemin inverse. Mais son contrat est apparemment en béton et il doit encore rouler deux ans chez les Coréens qui auront donc en 2020 une équipe de rêve avec Neuville, Tanak, Loeb et Sordo.

Andrea Adamo, le nouveau directeur sportif, est trop fier du super coup joué et n'a pu que rire aux éclats quand on lui a parlé de son troisième pilote pour l'année prochaine. Voilà qui renvoie Andreas Mikkelsen et Craig Breen sur le marché. Pas assez forts pour remplacer Tanak et devenir N°1 chez Toy.

Que va donc faire Tommi Makinen? Prolonger les peu fiables Kris Meeke et Jari-Matti Latvala et donner sa chance à un tout jeune (Rovanpera Jr ou Solberg Jr)? Ou alors tenter d'attirer Sébastien Ogier? Il est clair que le Français n'est pas satisfait du manque de compétitivité de sa "Shitroën" comme l'a tweeté son épouse journaliste vendredi dernier.

Serait-ce un signe du départ du Français et de l'arrêt de la marque aux chevrons? Difficile à croire car là aussi il existe des contrats en bonne et due forme. Mais on n'en connaît pas les clauses. Et si l'une d'entre elle stipulait qu'il pouvait mettre un terme à son bail prématurément s'il n'était pas au moins vice-champion cette année ou s'il ne remportait pas plus de trois courses? Allez savoir.

En attendant, cela risque d'encore bouger pas mal dans les semaines à venir. Et on n'est peut-être pas au bout de nos surprises...