Compte tenu de la crise sanitaire à cause de laquelle cette opportunité de compter pour le Mondial s’est créée, il faudra attendre le dernier moment pour savoir si l’épreuve peut effectivement avoir lieu. Il suffirait d’un nouveau foyer de coronavirus ou d’une réelle deuxième vague dans notre pays pour que les autorités fédérales ou locales interdisent l’organisation de cet événement.

Il faut donc rester prudents. Comme avec la Foire du Midi qui a été autorisée un moment avant d’être interdite à la dernière minute en raison de l’augmentation du nombre de cas à Bruxelles. Vu la situation actuelle, on ne pourra réellement se réjouir que le jour du départ, le 20 novembre. Car on se souviendra que les concurrents du Spa Rally avaient effectué les reconnaissances et déjà passé le contrôle technique quand une annonce de la Première ministre a soudainement gâché la fête et empêché le déroulement du rallye.

Dans l’état actuel de la situation, on peut difficilement imaginer que 100 000 spectateurs, venus des quatre coins de la Belgique, mais aussi du nord de la France, des Pays-Bas, d’Allemagne et d’Estonie débarquent à Ypres ou à Francorchamps mi-novembre.

Si, comme une étape du Tour de France, mettre sur pied un rallye à huis clos est pratiquement impossible, plusieurs mesures peuvent et doivent sans doute être prises. Comme cela a été le cas en Italie pour les rallyes de Roma ou d’Alba. Il est très facile, Ypres y est habitué, de définir des zones spectateurs, d’en limiter l’accès et d’imposer le port du masque. À Rome, le public devait s’inscrire. Chaque spectateur devait donner ses coordonnées complètes, son numéro de portable et se faisait prendre la température avant d’avoir accès aux abords des spéciales. C’est contraignant certes, mais c’est mieux que d’interdire tout accès.

De même, le parc d’assistance et la Grand-Place risquent d’être réservés uniquement aux membres des teams et aux medias munis d’un laissez-passer spécial et d’un masque, avec obligation également de se laver les mains avec du gel hydroalcoolique. Si c’est le prix à payer (en plus du droit d’accès bien sûr !) pour voir les stars du Mondial débouler sur nos routes, pas de souci, on s’adaptera et les vrais fans respecteront le protocole sanitaire avec le sourire.