L’équipage belge miraculeusement indemne après une spectaculaire cabriole. Cela devait bien à nouveau arriver un jour. À l’allure où ils roulent, avec les risques qu’ils prennent, vu les enjeux et l’intensité de la lutte, personne n’est à l’abri d’une faute. Surtout sur une nouvelle spéciale et un nouveau rallye.

Auteur du meilleur temps dans l’ES7, la première de la matinée, Thierry Neuville avait directement et facilement récupéré la troisième place au détriment de Jari-Matti Latvala.

Il était du coup revenu à 1.4 de sa prochaine et principale cible, son plus grand rival pour le Mondial: Sébastien Ogier.

Plus handicapé par sa position d’ouvreur comme la veille, le Belge était donc parti le couteau entre les dents à l’assaut de la 8 e spéciale de Maria Las Crucez. Au 5 e chrono intermédiaire, il pointait en tête, trois dixièmes plus vite qu’Ott Tanak et 4.7 devant Ogier. À l’attaque, il venait donc virtuellement de s’emparer de la deuxième place absolue. Puis patatras…

À la réception d’un sommet droite très rapide, la Hyundai est sortie un peu large, l’arrière a touché un talus ce qui, avec la vitesse, l’a envoyé dans une série de trois ou quatre tonneaux suivis d’un soleil, la i20 disloquée et fumante s’immobilisant sur le flanc. Un crash impressionnant. Certainement le plus gros de la carrière de nos compatriotes.

Premier sorti de son épave, Nicolas Gilsoul a de suite rassuré tout le monde sur son état de santé en portant secours à son pilote s’extirpant un peu plus tard et difficilement d’un habitacle très solide. Heureusement, l’arceau de sécurité a parfaitement joué son rôle.

La spéciale a de suite été neutralisée au drapeau rouge. Choqué, la jambe droite endolorie, se tenant la tête, Thierry s’est allongé sur une couverture en attendant l’arrivée des secours.

Nicolas Gilsoul et lui ont rapidement été héliportés vers l’hôpital de Concepcion où ils ont passé différents contrôles et scanners à l’issue desquels on pouvait enfin confirmer qu’ils n’avaient rien de cassé.

Ouf, quand on voit la violence de l’accident, les dégâts matériels et comptables pour les deux championnats n’ont guère d’importance. Thierry et Nicolas sont sains et saufs et seront bien au départ du Rallye du Portugal dans un peu plus de quinze jours.