En signant le scratch et empochant les cinq points bonus de la Power Stage, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont fait un fantastique sans-faute sur ce Monte-Carlo qu'ils remportent pour la huitième fois, sur une troisième marque différente.
"J'ai bien fait de décider de faire une année en plus," s'exclamait le Gapençais au terme de son cinquantième succès mondial. "Un beau cadeau de bienvenue pour notre nouveau boss Jari-Matti Latvala. L'équipe et la voiture ont été supers. Je suis vraiment très heureux."
Deuxième à 32.6, le vice-champion Elfyn Evans était plus réservé: "Je n'ai jamais été totalement en confiance sur ce rallye où Seb s'est montré plus fort. J'ai manqué de constance, mais j'empoche des gros points."
Une première victoire à Monaco pour la Yaris WRC  même un doublé permettant à Toyota de mener le championnat constructeur avec le score maximal de 51 points.
En terminant sur la troisième marche du podium, Thierry Neuville et Martijn Wydaeghe ont certainement fait le mieux qu'ils pouvaient espérer pour leur baptême du feu ou plutôt de la glace. "Je suis heureux d'être là," avouait un Thierry Neuville se disant "soulagé". Peu de suiveurs prédisaient un tel résultat suite au divorce avec Nicolas Gilsoul. "On ne savait pas à quoi s'attendre mais Martijn a fait du très bon boulot."
Quatrième de la Power Stage avec des clous plus usés que ceux des trois Toyota devant, le pilote Hyundai marque 17 points importants dans l'optique du championnat constructeurs aussi, la priorité de son employeur.
Victime d'une crevaison ce matin Kalle Rovanpera termine quatrième, tandis que Dani Sordo complète le Top 5.
Victoire en WRC2 de la Skoda d'Andreas Mikkelsen devant la Ford d'Adrian Fourmaux et notre Renaud Jamoul. Le Français Yohan Rossel impose sa Citroën en WRC3.
Objectif atteint par Pieter Tsjoen et Kevin Abbring hissant leur VW Polo dans le Top 20, juste devant la Skoda du Liégeois Cédric De Cecco (assisté par Jérôme Humblet), à nouveau auteur d'un très bon résultat pour son 2e Mondial.  Bonne 24e place aussi pour les débuts de Davy Vanneste en Mondial sur sa Citroën C3 DG Sport.
ES13: Ogier à une spéciale d'un 8e succès
 Un peu plus facile que ce matin, le deuxième passage dans Puget-Thénier La Penne n'a pas apporté de bouleversement au classement général. Se disant prudent, Sébastien Ogier a signé le scratch et augmenté son avance à 28 secondes sur Elfyn Evans. Bon deuxième chrono de Dani Sordo à 2.7, Thierry Neuville signant le 3e temps à 4.6. "J'ai gardé les pneus à clous au maximum pour la dernière spéciale. L'objectif principal est de ramener un bon résultat pour le team."
Mais certainement aussi d'essayer de marquer cinq points supplémentaires dans l'ultime spéciale bonus, très difficile et glissante, débutant à 12h18.
ES12: Nouveau scratch pour Neuville, Ogier contrôle
 Après l'avoir loupé de sept dixièmes dans la spéciale précédente, Thierry Neuville et Martijn Wydaeghe signent leur deuxième scratch sur ce rallye, à nouveau dans des conditions d'adhérence très précaires. Ils devancent les Toyota d'Elfyn Evans et de Sébastien Ogier de 4.5 et 5.8 secondes. De quoi sécuriser la place des Belges sur le podium provisoire, 1.12.8 désormais devant Kalle Rovanpera. Un chrono de bon augure aussi pour la Power Stage qui sera la répétition de cette spéciale mais ne pourra en aucun cas être parcourue avec deux pneus slicks, mais bien uniquement avec quatre cloutés. Hors les Toyota en ont six et les pilotes Hyundai seulement quatre. Mais on va vu hier aussi que les cloutés plus usés fonctionnaient mieux alors pourquoi pas espérer un nouveau scratch et cinq points supplémentaires pour nos compatriotes dans l'ultime spéciale?
"J'ai évité de couper dans les cordes car il y avait pas mal de pierres," expliquait Thierry Neuville. "Je ne veux surtout pas prendre le risque de crever. Ce type de spéciale avec pas mal de changements de rythme et de corrections de notes est difficile pour un nouvel équipier, mais on s'améliore."
ES11: Ogier premier de glace, Neuville s'empare du podium
 Pas de neige sur la route, mais de la glace et des conditions d'adhérence totalement imprévisibles pour cette 11ème spéciale, la première de ce dimanche matin entre Puget Thénier et La Penne.

"C'était comme rouler avec des sticks sur de la glace," a commenté Pierre-Louis Loubet, premier sur la route. "Je n'ai jamais vu une spéciale aussi glissante," renchérissait Dani Sordo.

Dans ces conditions extrêmement difficiles, Thierry Neuville et Martijn Wydaeghe ont brillé en signant le deuxième chrono à 7 dixièmes seulement du scratch de Sébastien Ogier alors qu'ils sont sensés assurer. "C'était plus glissant qu'attendu," avouait le Belge chaussé comme tout le monde quatre pneus à clous, mais le seul des ténors à avoir embarqué dans son coffre deux slicks pour le deuxième passage et surtout la Power Stage qui, disputée après 12h30, pourrait s'être réchauffée.

Comme pas mal d'autres concurrents, Thierry a écopé d'une pénalité de 5 secondes hier soir pour avoir coupé une chicane. Il pointe donc désormais à 1.09.5 du leader, mais possède un avantage logiquement suffisant de 53 secondes sur Kalle Rovanpera, victime d'une crevaison.

Entre les deux Toyota de tête, l'écart a grimpé à 21 secondes après que Seb Ogier ait devancé son équipier de huit secondes. Avec des conditions extrêmement difficiles pour cette ultime journée et encore trois spéciales à disputer, ce Monte-Carlo est encore loin d'être terminé et l'on pourrait encore assister à l'un ou l'autre changement ou rebondissement.