66 % maximum de membres du même sexe dans les CA des fédérations sportives de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Avoir plus de filles ou de femmes dans le monde sportif, c’est le grand cheval de bataille actuel de l’Adeps via le plan “plus-sportives”. Un décret est passé à la Fédération Wallonie-Bruxelles pour, notamment, revoir les quotas de présence féminine au sein des fédérations ou des clubs.

66 % maximum de membres du même sexe dans les CA des fédérations sportives de la Fédération Wallonie-Bruxelles
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Avoir plus de filles ou de femmes dans le monde sportif, c’est le grand cheval de bataille actuel de l’Adeps et de la ministre du Sport en Fédération Wallonie-Bruxelles et de son administration.

Le constat est, il est vrai, très parlant. "L'écart entre les filles et les garçons en 5e primaire est éloquent : 48 % des filles font du sport trois fois par semaine, on est à 67 % des garçons. Déjà là, il y a une différence. À l'âge adulte, ça s'améliore un peu : 52 % de plus de 18 ans alors qu'on atteint 57 % d'hommes. Là où c'est le plus parlant, c'est dans la façon de pratiquer le sport. Les femmes le font de manière libre là où les hommes sont plus dans un schéma organisé dans un club. Dans les fédérations que nous subventionnons, 70 % des affiliés sont des hommes", interpelle la ministre Valérie Glatigny. "Quand j'ai eu ma première réunion avec les fédérations sportives, j'ai aussi constaté que les femmes étaient très peu représentées parmi les conseils d'administration notamment. De cette impression, confirmée par des études, est ensuite venu le temps de chercher des solutions."

Un décret a donc été adopté il y a quelques jours au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour tenter de rééquilibrer les choses, une étape supplémentaire dans le plan "plus-sportives". Désormais, les Fédérations doivent avoir des CA composés avec maximum 66 % du même sexe. "Avant, le quota était à 80 %. Ce n'était pas très ambitieux."

Adapter le quota n’est pas le seul levier permettant une meilleure représentativité.

"Parallèlement au quota, il faut aussi travailler sur la durée des mandats", indique Géraldine Zeimers, professeure à l'UCL. "La limitation des mandats permettra de voir d'autres personnes arriver. À côté de ça, on peut aussi revoir le processus de sélection et d'élection. Le but est que la popularité ne soit pas le seul critère, mais aussi les compétences."

Avec une présence féminine renforcée au sommet des instances, les différents acteurs espèrent voir les futures sportives suivre davantage le mouvement.

Après l’objectivation du constat via les études et les quotas, l’Administration du sport s’attaque à un autre volet.

"Avec le décret éthique, on veut lutter contre les violences. Avec ce décret, chaque club doit avoir sa personne de référence, vers qui chaque sportive peut se tourner. Savoir qu’elles seront écoutées, crues, c’est très important. Ce référent saura où aller chercher les informations s’il y a suspicion de harcèlement et de violence. Enfin, le dernier volet de notre plan est l’augmentation de la visibilité de la pratique sportive féminine."

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