L'Adeps veut ouvrir ses centres sportifs à tous les publics (INFOGRAPHIE)

Directeur général adjoint et responsable des centres sportifs, Yves Polomé évoque la situation actuelle et les projets en développement.

Guy Beauclercq
L'Adeps veut ouvrir ses centres sportifs à tous les publics (INFOGRAPHIE)
©ADEPS

Au cœur de l’institution Adeps, il y a, bien évidemment, les centres sportifs. D’Anderlecht à Vielsalm, en passant par Louvain-la-Neuve et Liège, mais aussi les Arcs, en France, ils sont actuellement au nombre de 18. Le tout est géré par Yves Polomé, directeur général adjoint auprès de… l’administrateur général, Alain Laitat.

Ancien basketteur, avec une longue carrière professionnelle dans le secteur de l’aide à la jeunesse, Yves Polomé est arrivé à l’Adeps en 2016 pour prendre en charge la gestion des centres sportifs, domaine en constante évolution, tant numériquement qu’au niveau du contenu. Il évoque la situation actuelle et les projets en cours de développement.

L'Adeps veut ouvrir ses centres sportifs à tous les publics (INFOGRAPHIE)
©D.R.

Yves Polomé, vous êtes à la tête de 18 centres. Sacré défi ?

"Oui, passionnant ! Mais, si vous le voulez, je commencerai par préciser qu’il y a deux types de centres Adeps. Ceux que nous avons en gestion propre, c’est-à-dire où les infrastructures nous appartiennent et où notre personnel travaille. Puis, il y a ceux que nous détenons en copropriété, souvent avec une université. C’est le cas du Blocry, géré par une ASBL, où il y a l’UCL, la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et l’Adeps. Nous nous y occupons de l’hébergement, de la restauration et de l’administratif. C’est également le cas du Sart Tilman avec l’ULG et les sites du Blanc Gravier et du Bois Saint-Jean. De même, La Woluwe avec l’ULB. Et, pour être complet, Neufchâteau, Warfaaz, La Baraque Fraiture et Auderghem. Les responsabilités sont donc partagées, en bonne entente, pour une gestion optimale des installations."

Quel est donc l’objectif des centres sportifs ?

"Jusqu’ici, il était essentiellement d’organiser des stages pendant les vacances scolaires et le plus souvent des séjours sportifs ou des mi-temps pédagogiques avec les écoles. Mais nous voulons voir évoluer cet objectif vers une logique plus transversale avec l’accueil de tous les publics, quel que soit l’âge, avec l’accent sur le handisport et le sport au féminin, deux aspects chers à la ministre Valérie Glatigny. Avec une ouverture, aussi, vers un public précarisé. Ce qui n’est pas sans demander une évolution, voire une révolution, des mentalités. Nous travaillons également selon la philosophie du DLTA (développement à long terme de l’athlète), de quoi casser le mythe des activités orientées uniquement vers un public jeune. À cet effet, outre certains stages, nous proposons des cycles. Mais ce n’est pas tout ! Nous souhaitons également ouvrir les centres Adeps aux fédérations, comme c’est par exemple le cas à Loverval, où nous avons récemment augmenté la surface de l’infrastructure indoor de 2 000 à 3 600 m². Nous y accueillons désormais six fédés : la boxe, l’escalade, la fédération francophone de football, le karaté, la savate et le tir à l’arc."

L’idée est-elle de voir tous les publics se côtoyer ?

"Nous voulons, en tout cas, sortir des sentiers battus et adapter nos infrastructures à tout le monde comme, par exemple, les personnes en situation de handicap. Ce qui demandera du temps…"

Revenons à Loverval. Les travaux y sont-ils terminés ?

"Ils sont sur le point de l’être ! Mais les échos sont déjà très positifs, en particulier des karatékas, qui y bénéficient enfin d’un lieu de rassemblement pour les élites francophones. Pour ce qui est de l’escalade, nous y disposons d’une salle de dimension olympique, soit de 16 m de haut, et nous allons installer un mur de bloc. Il permettra sous peu à nos grimpeurs de s’y entraîner dans les trois disciplines sans être obligés de courir aux quatre coins de la Belgique."

Quels sont les chantiers encore en vue ?

"Outre Vielsalm, le dernier centre Adeps en date, que nous comptons développer au-delà du ski et des sports d’hiver, nous allons construire une grande infrastructure à Anderlecht, plus précisément à Scheut. Rien à voir avec celui, petit, déjà existant. Ce nouveau centre sportif sera accolé à une école maternelle, fondamentale et secondaire avec les trois premières années et également avec un internat. À Mons, nous rasons tout ! Les infrastructures actuelles y sont vétustes avec, notamment, une toiture des bâtiments de l’AFT (Association francophone de tennis) perçant en cas de pluie. Ce centre Adeps sera donc complètement rénové pour continuer d’accueillir les fédérations francophones de tennis et de gymnastique qui y ont leur centre de formation."

Jambes et Liège accueillent aussi des centres de formation.

"Exact ! Mons héberge donc le tennis et la gym ; Jambes, le basket-ball ; Liège, le badminton, le handball, la natation et le rugby. Ces infrastructures permettent le développement de nos jeunes, espoirs, mais seront l’objet d’une évaluation pour savoir si la formule fonctionne, porte ses fruits, sans quoi elle n’a aucun intérêt."

Évoquons maintenant le Blocry. Là aussi, il y a de nombreux projets en cours…

"Tout à fait ! Après le hall d’athlétisme indoor, la nouvelle piscine est le prochain projet. Une piscine aux dimensions olympiques (50 x 25 m) destinée non seulement aux élites, mais aussi aux écoles, la Ville de Louvain-la-Neuve étant partie prenante. Sans trop m’avancer, nous pouvons l’espérer dans les deux ans. De même, la situation s’éclaircit pour le dojo, dont les travaux ont été trop longtemps à l’arrêt pour diverses raisons."

Les Jeux de Paris ne vont-ils pas attirer en Belgique, et en particulier en Fédération Wallonie-Bruxelles, des délégations étrangères ?

"Reconnaissons d’abord que l’expérience de Londres 2012 n’a pas été très encourageante. Mais, oui, l’idée d’installer leur camp de base chez nous a déjà été émise par certaines nations, surtout d’Afrique. Pour le moment, il n’y a néanmoins encore rien de concret. Là aussi, la mise en place prendra un peu de temps, mais nous sommes bien entendu preneurs d’une collaboration."

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