Cameron Wurf, de l’Enfer du Nord au désert de l’Utah…

L'Australien de la formation cycliste Ineos a roulé Paris-Roubaix et il s'alignera, ce samedi, sur le Mondial d’Ironman, à St. George.

Guy Beauclercq
Cameron Wurf, de l’Enfer du Nord au désert de l’Utah…
©D.R.

L’une des attractions de la 44e édition du Mondial d’Ironman sera l’Australien Cameron Wurf, âgé de 38 ans et engagé en début de saison 2020 par la formation cycliste Ineos ! Après avoir joué un rôle très en vue lors de la victoire du Néerlandais Dylan Van Baarle à Paris-Roubaix, Wurf s’alignera avec ambition à St. George après sa cinquième place en 2019. L’Australien est aussi le détenteur du record à vélo, à Hawaï, depuis 2018 quand il avait parcouru les 180 km en 4 h 09.06, à 43,4 km/h de moyenne.

L’arrivée de Cameron Wurf dans l’équipe Ineos ne fut pas tout à fait un transfert puisque son entraîneur n’est autre que Tim Kerrison, coach principal de la formation britannique jusque fin 2021, mais une surprise. Depuis quelques années, on rencontrait souvent le mouvement inverse, d’anciens cyclistes professionnels passant au triathlon longues distances. Wurf fut, en fait, appelé à remplacer le Biélorusse Vasil Kiryienka, forcé de prendre sa retraite sportive en raison de problèmes cardiaques.

À 38 ans, Cameron Wurf est bien connu dans le monde du triathlon, sport qu’il a commencé en 2015, avec une première victoire, en 2017, à l’Ironman du Pays de Galles, synonyme de qualification pour Hawaï, où il s’est classé 17e avant d’intégrer le Top 10, ces deux dernières années, avec une 9e et une 5e place.

L’Australien est un phénomène puisqu’il a débuté sa carrière sportive en… aviron, participant aux Jeux d’Athènes 2004, en deux de couple. Cameron Wurf a continué à représenter l’Australie dans cette discipline jusqu’en 2006, passant ensuite au cyclisme pro dans les équipes Fuji Servetto (2009), Liquigas (2011) et Cannondale (2013) avant Ineos (2020-…).

"Sur Ironman, j'ai constaté que tout le monde roule et court de plus en plus vite. D'où l'intérêt de ma collaboration avec Ineos. Je peux aider l'équipe sur certaines courses comme ce fut le cas à Paris-Roubaix, tout en continuant à m'aligner sur Ironman. Pour moi, l'essentiel y est de survivre à la natation !" explique Wurf.

Son expérience et sa flexibilité sont un incontestable atout pour une formation britannique ne manquant pas de leaders. Mais, là, place au Mondial d’Ironman, où il espère un podium.

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