Vendée Arctique : le skipper belge Denis Van Weynbergh, la mort dans l’âme, a jeté l’éponge à une vingtaine de milles de l’arrivée

Samedi en soirée, le Brabançon, blessé et victime de nombreuses avaries a sagement pris la juste décision.

Vendée Arctique : le skipper belge Denis Van Weynbergh, la mort dans l’âme, a jeté l’éponge à une vingtaine de milles de l’arrivée
©D.R.

Un nouveau parcours – la remontée de l’Atlantique depuis les Sables-d’Olonne pour contourner l’Islande et revenir aux Sables, c’est toujours un mélange d’excitation et d’appréhension. D’ailleurs, d’aucuns avouaient avant le départ ne pas trop savoir comment aborder ces territoires hostiles... Après un début de course attrayant en ayant pris une option différente et payante que la majorité des autres concurrents, Denis Van Weynbergh a logiquement dû laisser filer les Imoca de dernière génération ou à foils quand ces derniers ont touché du vent.

Samedi soir, en milieu de soirée, il a pris la décision d’abandonner. Un choix qui fait suite à une succession d’avaries qui se sont multipliées à bord de son bateau « Laboratoires de Biarritz » depuis 48 heures. Sa déchirure musculaire à la cuisse lors d’une chute n’a évidemment en rien facilité la poursuite de l’aventure. Le Brabançon a perdu son combat contre les éléments mais il a gagné le respect de toute une corporation, forçant l’admiration de tous, skippers confirmés, direction de course et naturellement son équipe de bénévoles qui se dévouent corps et âme pour que la marin belge puisse aller au bout de son rêve dans deux ans : une qualification et une participation au Vendée Globe 2024.

Il aura tout tenté, jusqu’au bout. Denis Van Weynbergh a d’abord fait face à des problèmes électroniques au moment où il abordait le plus dur de la dépression qui balayait la flotte. Vendredi dans la matinée, il a glissé puis chuté dans son bateau, engendrant une déchirure musculaire à la cuisse. Malgré tout, il tenait bon. Sauf que la dépression redoublait d’intensité. Face à des rafales de plus de 50 nœuds, son IMOCA s’est couché à plusieurs reprises. Samedi, les problèmes ont redoublé à bord. Sous la force des éléments, son safran tribord a été endommagé. Quelques heures plus tard, une bourrasque particulièrement violente a provoqué un choc entre son radar et l’une de ses voiles avant qui s’est arrachée sous le poids du choc. Denis a alors pris la décision de s’arrêter et d’abandonner. « Il est forcément très déçu de ne pas être allé au bout alors qu’il s’était donné sans compter et avait résisté à tout, » explique un membre de son équipe. « Il pense beaucoup à tous ceux qui participent à son projet, il aurait aimé franchir la ligne pour eux ».

Denis Van Weynbergh s’était notamment illustré pendant la course par une route très Est, en longeant longuement les côtes de l’Irlande et de l’Écosse avant de mettre le cap vers l’Islande. Après avoir annoncé son abandon à la direction de course, le skipper belge a déplombé son moteur pour se mettre à l’abri. Il compte faire des points réguliers, avec son équipe, afin de sécuriser le bateau et envisager la suite de l’aventure pour ramener le bateau aux Sables-d’Olonne.

Avant l’abandon de Denis Van Weynbergh, plusieurs skippers avaient déjà jeté l’éponge même si aucun problème structurel n’avait été à déplorer sur les bateaux. Les skippers évoquant le plus souvent la décision d’un marin prudent avant tout...

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