Boxe : Canelo bat Golovkin et reste champion incontesté des super-moyens

Le Mexicain a remporté le troisième combat l'opposant à son grand rival kazakh, par décision unanime, samedi à Las Vegas.

Boxe : Canelo bat Golovkin et reste champion incontesté des super-moyens
©AFP

Après deux premiers épisodes marqués du sceau de la polémique (un match nul en 2017 et une décision critiquable en faveur du Mexicain en 2018), le troisième combat entre Saul "Canelo" Alvarez et Gennadiy Golovkin n’a pas atteint les mêmes sommets d’intensité, ce samedi, à la T-Mobile de Las Vegas. Mais au moins, écrira-t-on, le bon vainqueur a gagné cette fois.

Et il s’agit bien du champion unifié des super-moyens (WBCA, WBA, IBF et WBO) qui en a fait largement assez pour conserver ses ceintures sans la moindre discussion possible, et à l’unanimité des juges (116-112, 115-113, 115-113) ne lui ayant accordé qu'un écart bien trop faible. Golovkin (40 ans) a en effet donné l’impression d’avoir perdu de sa superbe tandis que Canelo (32 ans), pourtant diminué par une blessure à la main gauche, n’a même pas dû forcer son talent pour s’imposer. Et se remettre dans le sens de la marche après avoir subi la deuxième défaite de sa carrière, en mi-lourds, des œuvres de Dmitrii Bivol en mai dernier.

Boxe : Canelo bat Golovkin et reste champion incontesté des super-moyens
©AP

Soyons clair : autant les deux duels précédents, en poids moyens, avaient semblé serrés, autant celui-ci a été dominé de la tête et des épaules par un homme. Dès le deuxième round, il est devenu clair que Canelo, dictant le rythme des échanges, possédait avec sa vitesse d’exécution un net avantage sur son adversaire, qui allait se faire surprendre à plusieurs reprises dans le premier tiers du combat et être rapidement marqué à la pommette droite et au front. Dépassé par le jab et les combinaisons du Mexicain, secoué par une droite au visage dans la cinquième reprise, Golovkin, placé sous une pression intense et loin de l’image qu’il a renvoyée durant son immense carrière, allait mettre beaucoup de temps à réagir.

Il fallut, en effet, attendre les dernières secondes du huitième round pour que le Kazakh, incité depuis plusieurs minutes par ses hommes de coin à changer de tactique après n’avoir jamais réussi à cadrer son opposant, fasse enfin meilleure impression. Et propose des bribes de celui qu’il a été. Mais c’est aussi parce que Canelo, en levant le pied, avait autorisé GGG à faire preuve de davantage d’initiatives. Coupé au-dessus de l’oeil droit après un choc de têtes accidentel, le champion en titre allait se contenter de gérer son large avantage sur les cartes des juges, permettant à Golovkin d’offrir à ses partisans de trop rares moments de s’enthousiasmer.

La trilogie Canelo-GGG aura, au final, bien davantage valu par ses deux premiers volets, en présence de deux boxeurs en pleine force de l’âge. Le mérite du troisième combat étant d’avoir permis de réconcilier, en apparence du moins, ces deux champions tombés dans les bras l’un de l’autre après avoir partagé le ring pendant 36 rounds qui resteront dans l’histoire.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be