Athlétisme

On a failli vivre une drôle d'aventure. Mardi soir, l'une des participantes a eu de gros soucis à cause de l'altitude.

Elle était à une saturation extrêmement basse et n'a pas trop tardé à parler de son mal-être à notre guide.

Il a, heureusement, parfaitement réagi en lui faisant respirer de l'oxygène avant de la forcer à descendre de plus de 500 mètres d'altitude pour soulager son corps alors qu'il faisait déjà nuit noire. Deux Sherpas l'ont prise en charge. L'un d'eux l'a même portée sur son dos durant près de cinq heures. Ils ont dû la convaincre de ne pas rester à près de 5. 200 mètres. "Sa vie était en danger si elle ne descendait pas", a expliqué notre guide principal qu'elle a remercié au final. Elle a été rapatriée à Katmandou et devrait sortir rapidement de l'hôpital. Une situation anxiogène qui en a fait paniquer plus d'un et qui a engendré quelques mauvaises nuits.

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Pas idéal quand le réveil est fixé à quatre heures du matin pour gravir le Kala Pattar et ses 5. 600 mètres. Un défi pour des ventres vides et des jambes fatiguées. Seules huit personnes du groupe sont arrivées au bout. Dont Jonathan Sacoor, qui a même piqué un sprint sur la fin, Julien Watrin, Dylan Borlée et Robin Vanderbemben. Ce dernier s'est pourtant levé malade et a rendu son repas de la veille. Jonathan Borlée est, lui, resté au lit. Il est en petite forme depuis plusieurs jours et a préféré assurer le coup pour résister à la fin du séjour. Il n'est d'ailleurs pas encore à 100% remis. Son jumeau, Kevin, a réalisé une bonne partie de l'ascension avant de faire demi-tour. Ses mains et pieds étaient gelés. Il a toutefois pu admirer la vue qu'offre le Kala Pattar sur le Mont Everest. Un paysage incroyable avec un lever de soleil éclairant le toit du monde auréolé d'un nuage. Un moment magique. Certainement le plus beau du voyage.

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Le plus froid aussi. Ce qui nous a poussés à filer vers notre refuge pour trouver un peu de réconfort un chocolat chaud à la main. La fin de la journée ? Pas vraiment, il était à peine huit heures du matin et une longue marche nous attendait. Au programme: une descente vers un refuge à Penboche à 3. 900 mètres. Soit quelques 1.300 mètres plus bas que la veille. Il nous a fallu plus de six heures (en plus des trois du matin), près de 20 kilomètres, des sauts sur des rochers pour traverser une rivière, une rencontre avec un joggeur en stage d'altitude (un fou ?) et beaucoup d'abnégation pour atteindre notre objectif du jour.

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