Athlétisme

Facile. Les guides nous ont dit que l'étape du jour était facile. Soit nous sommes dans le dur, soit ils mentent.

Disons que la première option est la plus juste. Puis, ils nous avaient prévenus: les montagnes de l'Himalaya, c'est comme les danses de Michael Jackson. Une déclaration accompagnée d'une vague effectuée avec le bras.

Et la route montait. Descendait. Montait. Descendait. Montait. À rendre fous des randonneurs sur la fin de leur trip et qui voient les kilomètres défiler sous leurs pieds abîmés. Le tracé était supposé nous amener au monastère de Tengboche. Une montée qui en valait la peine sauf que le lieu de culte, magnifique de l'extérieur, était fermé pour cause de préparation de fête. Dommage.

Les paysages ont poussé l'équipe à poursuivre. Sans réel objectif, la motivation baisse. On s'est trouvé un but: un bon cappuccino une fois arrivés à Namche à 3.440 mètre d'altitude. Les cinq heures de marche n'ont pas été les plus simples pour Jonathan Borlée. Il est encore malade et a toussé toute la nuit. Son état s'améliore mais il est toujours faible et a du mal à dormir. Il s'est même effondré au lunch pour grappiller quelques minutes de sommeil. Au courage, il descend petit à petit en maintenant un fameux rythme vu son état de fatigue.

L'arrivée à Namche est un soulagement pour tous car il signifie un jour de congé. Pas de randonnée au programme de demain. En accord avec notre guide, nous avons décidé de combiner les journées de vendredi et samedi en une seule.
Il en profitera pour nous montrer des documentaires sur l'Everest. Et nous en profiterons pour boire plein de cafés, lire un peu et très certainement taper la carte.