Le retour du trek a été le plus dur depuis le départ. Tous les participants se sont effondrés sur les banquettes de notre lodge de Gokyo.

Les causes ? D'abord une nuit difficile. Nos athlètes n'ont pas dormi plus de deux heures et se sont réveillés avec un sacré mal de tête. Puis, une nouvelle étape qui a commencé fort avec une grosse montée pour se mettre en jambes.

Le petit-déjeuner a été endeuillé d'un deuxième abandon. Touché par le mal de l'altitude, un des participants a été rapatrié à l'aéroport de Lukla avant 8 heures du matin et est déjà à Katmandou pour se reposer.

Chaque jour est plus difficile que le précédent. En plus de la fatigue, l'altitude joue un rôle de plus en plus fort sur les organismes. Chaque pas est calculé et une accélération signifie un essoufflement quasi immédiat.

Nous sommes tous d'accord sur une chose: c'est plus compliqué qu'on le pensait. La vue des trois lacs de Gokyo a soulagé les esprits des quelques difficultés. Trois étendues d'eau cristalline entourées de sommets blancs. À couper le souffle. Et encore plus quand l'oxygène se raréfie.

Nous n'avons pas su échapper à l'appel du glacier. Notre guide nous a accompagnés à quelques encablures de Gokyo pour voir un glacier de plus de 30 kilomètres de long. Une beauté de la nature en constante évolution. On entendait même la glace se briser.

Les deux jours à venir ont de quoi faire peur: une montée au sommet de Gokyo Ri, une montagne culminant à plus de 5.300 mètres avant de grimper le Cho La Pass, un col entre deux montagnes. Il faudra de l'énergie et un peu de chance.

© D.R.