"C'est votre wake up-call." 3h56. C'est une blague ? Pas vraiment. Si l'avenir est à ceux qui se lèvent tôt, là c'est un peu trop.

Surtout vu le début de journée chargé en sensations fortes. Les 18 membres de l'expédition ont pris la direction de l'aéroport pour attraper un vol vers Lukla et les montagnes de l'Himalaya.

La réputation de notre destination n'a rien de rassurant: l'aéroport le plus dangereux au monde. Un lieu qui compte ses morts chaque années. Pas de quoi rassurer le plus grand des voyageurs.

On commence à se faire à l'organisation en dilettante du Népal mais nous n'en avons pas mené large quand un membre du personnel a décidé de nous séparer du reste du groupe. "Et mes copains alors ?"

On s'est finalement retrouvé au beau milieu d'un groupe de Polonais bien bruyants. Jusqu'au décollage. D'un coup, lorsque le minuscule avion qui peut au mieux contenir une quinzaine de personnes à commencé à accélérer, ils se sont tus.

Pour observer le paysage à couper le souffle qu'offrent les 25 minutes de balade pour atteindre les 2.800 mètres d'altitude mais aussi à cause des secousses et du stress qu'elles ont généré.

L'approche de la piste d'atterrissage donne envie de se coller à son siège. Elle est courte, pentue, bref dangereuse.

Le look et les chaussures de Dylan

Le groupe est arrivé entier et amusé de l'expérience. Deux cafés plus tard (histoire de réveiller les jambes et les esprits), nous avons enfin commencé le trek. Une journée calme pour commencer avec plus ou moins huit kilomètres et un dénivelé négatif pour rejoindre Phakding à 2.650 mètres.

Sous le soleil, nous avons dû faire tomber le pantalon et le troquer avec un short. Dylan Borlée n'a pas eu ce problème, il a juste défait les fermetures éclairs de son pantalon pour en faire tomber les pans sur ses chevilles. Un nouveau look.

Ce n'était pas la journée du cadet des Borlée. Lors de la pause lunch dans un décor magnifique, il a décidé de renoncer pour l'instant à ses chaussures de randonnée. Trop serrées au niveau des tibias elles lui étaient devenues douloureuses.

Les membres du relais 4x400 ont déjà annoncé la couleur dans les premières côtes: ils ont de bonnes jambes et comptent mettre du rythme malgré les nombreux arrêts photo d'un Julien Watrin sous le charme de la région mais au téléphone presque plein.

Côté couleurs, justement, Robin Vanderbemben a déjà peinturluré son cou en rouge soleil. La crème SPF 30 ne suffit visiblement pas sous le soleil de l'Himalaya.

© D.R.