Retour sur la soirée de dimanche avant de parler de lundi. Le soir, il fait froid. Surtout sans chauffage dans les logements. Et personne ne s'y attendait. L'arrivée dans la salle commune du refuge a été une scène digne d'un vaudeville. 

Chaque personne revenue de sa chambre a débarqué avec une énorme grimace et un nombre incalculable de couches en balançant un "pouaaaaah ça caille." De quoi lier tout le monde dans le côté ridicule de la situation.

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Tous craignaient la nuit dans des chambres aux températures frôlant le gel. Les débats ont été lancés: comment contrer le gel. Un des membres du groupe a utilisé ses expériences de grand froid pour nous conseiller: "tout nu et avec une bouillotte dans le sac de couchage fermé le plus possible." Merci, la nuit a été longue et douce pour tout le monde.

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C'était bien nécessaire. La journée était l'une des plus compliquée en terme de distance et de dénivelé. Une dizaine de kilomètres et près de 1.000 mètres à gravir pour atteindre le 3. 400 mètres et le village complètement fou de Namche. On y trouve des saunas, des cafés et même un cinéma.
La grimpette a été costaude. Surtout à cause du rythme imposé par les Tornados sur les pentes raides. Les sprinteurs ont imposé un pas qui a même choqué les sherpas qui n'ont cessé de leur répéter d'y aller doucement.

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Rien à y faire, il a fallu s'accrocher, prendre "leur roue", quitte à ne pas être au top en fin de journée. Sans en avoir l'air, près de 800 mètres à cette altitude, ça cogne un peu.
Le trajet a été plus bucolique que la veille. Après des débuts dans les bouchons, on a presque uniquement croisé des yacks et des mules. Elles avaient du mal à suivre les Tornados au point de s'arrêter en pleine côte. Les porteurs continuent de nous impressionner. Nous en avons croisé un avec un matelas sur la tête et dépassé un qui portait une porte.