Pour beaucoup, dont tous les Tornados sauf Jonathan Borlée, dormir à 3.600 mètres était une première. 

La nuit à été agitée et moins reposante que les précédentes. On portait tous le poids de la longue journée de marche.

Premiers malades

Certains ont débarqué au petit-déjeuner avec le teint blême. La nuit a été rude pour eux et ils ont d'ailleurs commencé à ingurgiter les médicaments contre le mal des montagnes.
Robin Vanderbemben était le plus mal en point du groupe. Le Liégeois a rendu en se réveillant et n'a pas su manger avant le soir.
Courageux, il a su grimper les 500 mètres de dénivelé du jour avec le sourire et en déconnant sur les images avec son binôme Julien Watrin. Une preuve que les sportifs sont une race à part.

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Robin nous en parlait justement la veille en expliquant qu'être à bloc est juste un état normal pour les sportifs de haut niveau. Moins pour un quidam, même entraîné.
Il aurait été triste de ne pas profiter de la journée. Bluffante. Chaque virage est synonyme de nouveau paysage. Nous avons même pour la première fois eu une vue dégagée sur l'Everest. De quoi se sentir ridiculement petits et humbles face à la nature.
Jonathan Sacoor l'a bien compris, ramassant au passage les détritus laissés par des touristes irrespectueux.

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Le Yeti et le bébé yack

Officiellement, la journée avait pour but de nous acclimater à une altitude de 3.800 mètres mais elle s'est vite transformée en séance photo. Autant garder des souvenirs.
Jonathan Borlée se souviendra aussi de ce qui aurait pu être un carambolage avec un bébé yack évité de justesse.
C'est également son frère et lui qui ont croisé un groupe de néerlandophones parties sur le même trek que nous. Curieuses de leur présence dans les montagnes, elles ont posé quelques questions avant de réclamer une photo.

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Nous sommes arrivés, au mental pour certains, jusqu'à Khumjung. La bourgade isolée (un choix des Bhouddistes) nous a réservé quelques surprises dont l'utilisation d'excréments de yack, qui sèchent sur les murs en pierre, pour chauffer les refuges.
Nous avons également pu observer, dans le monastère local, le scalp du Yeti. True story, enfin, selon la légende locale.

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