Les Tornados ont dépassé la barre des 4.000 mètres d'altitude.

La journée a débuté avec un abandon. L'organisatrice de l'expédition a été prise de migraines et n'a pas eu la force de quitter le dernier refuge. Elle nous a laissés entre les mains expertes de notre sherpa. Un Népalais du genre à se promener en tongs quand il gèle dehors.

On s'attendait à une étape tranquille. Les responsables ont évoqué une montée d'un peu moins de 400 mètres. Ils avaient certainement omis de décrire le côté cassant de l'étape et la longue descente qui nous attendait alors que nous approchions des 4.000 mètres. À quelques encablures d'un palier important pour notre acclimatation, nous sommes presque redescendus au niveau de la loge précédente.

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Et cela ne pouvait signifier qu'une chose: une sacrée montée (encore une) de près de 500 mètres de dénivelé positif en à peine deux kilomètres sur un terrain cassant et sans vue à couper le souffle.

On ne va pas se mentir, c'est dur. L'effort en soi n'a rien d'incroyable mais l'altitude pèse sur notre rythme et nous force à adopter un pas lent et cadencé. On commence à choper la technique car à chaque accélération, le cœur s'emballe.

Nous sommes nombreux à traîner un mal de crâne récurrent qui s'en va et revient. Les athlètes sont encore en pleine forme mais connaissent chacun des moments de grosse fatigue ou de maux de tête. Le rythme reste rapide vu notre arrivée trente minutes avant les prédictions du planning.

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Le nouveau défi est la météo. La grisaille s'est emparée du ciel népalais et tout le monde est perdu sur la question de l'équipement.

Suer signifie avoir froid. Ne pas assez se couvrir, c'est connaître un même résultat. L'équilibre est mince et compliqué à trouver car personne ne souhaite tomber malade. Les premiers flocons nous poussent déjà à réfléchir à demain. Nous atteindrons presque les 4.500 mètres et ça va cailler.


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