Chaque jour, notre journaliste qui accompagne le relais 4X400 en expédition au Népal vous fait un compte-rendu. Images à l'appui.

La soirée de mercredi a été une véritable galère pour moi. J'ai cru avoir le mal des montagnes. Nauséeux et sans appétit, j'ai été rassuré sur mon état par notre guide. Il a mesuré ma saturation, dont les résultats étaient bons, avant de conclure que j'avais dû prendre froid à cause des trop nombreux moments de break de la longue marche de la veille.

La nuit m'a miraculeusement sorti d'un état grippal qui aurait été sérieusement pénible pour la suite. La journée était idéale pour ne pas être à 100%. Pas trop de dénivelé (un peu moins de 500 mètres de D+) et seulement deux grosses heures de marche. L'estomac quasi-vide, j'ai décidé de rester avec Jonathan Sacoor, qui ne veut pas risquer une migraine, et Robin Vanderbemben, qui a connu les mêmes soucis que moi en début de semaine et qui souffre encore des sinus.

Les jumeaux Borlée ont également vécu une nuit difficile, alors que Julien Watrin commence à avoir des maux de tête. Dylan Borlée n'a, lui, pas trop de soucis mis à part sa respiration un peu plus difficile. Cette cinquième journée de trek a certainement été la plus belle. Nous avons marché entourés par les montagnes. Des vues incroyables à 360 degrés qui ont été aidées par une brume se dissipant progressivement pour laisser le soleil éclairer le paysage.

Nous avons dépassé les 4.400 mètres d'altitude. Un peu plus de 1.000 de notre plus haut point. Et chaque jour ressemble de plus en plus à un défi en terme de gestion du froid, du sommeil et de l'altitude.

© D.R.