Athlétisme

Dylan ne considère pas que son patronyme fait reposer davantage de pression sur lui

BRUXELLES Né le 20 septembre 1992, Dylan est le cadet des cinq enfants qu’ont eus ensemble (après Olivia, en 1986, Kevin et Jonathan, en 1988, et Alizia, en 1991) Edith Demaertelaere et Jacques Borlée. La voie tracée par ses aînés, dont il a suivi l’évolution au plus près, a, bien entendu, influencé ses propres choix.

“C’est grâce à eux que je fais de l’athlétisme !” reconnait l’étudiant en graphisme. “Ce n’est pas un hasard. C’est en les voyant à l’oeuvre, en suivant leurs résultats, que je me suis lancé aussi. J’en avais tellement envie ! Et là, je suis à fond dedans. J’adore les entraînements, la compétition. Je ne regrette pas mon choix, même si ce n’est pas facile de s’organiser entre les études et les entraînements quotidiens, tout en respectant une certaine hygiène de vie.”

Au sein du groupe d’entraînement dirigé par son papa, Dylan Borlée est bien décidé à ne pas brûler les étapes.

“Avec Kevin et Jonathan, j’en apprends tous les jours, ils me donnent beaucoup de conseils au quotidien, tout au long de la saison, et je suis évidemment preneur !” sourit-il. “Je ne sais pas si d’autres athlètes m’envient mais c’est clair que c’est une chance de m’entraîner avec eux, j’en suis bien conscient. Mais ils restent mes frères avant tout, et à l’entraînement aussi je les vois comme tels. Il se fait que ce sont des athlètes de haut niveau, tant mieux pour moi si, en plus, ils sont de bon conseil !”

Le nom Borlée lui parait-il lourd à porter ? “Franchement, non. Je n’ai pas de pression ou une quelconque obligation de résultats parce que je porte ce nom-là. Je me suis peut-être mis un peu de pression au début quand j’ai débuté l’athlétisme. Mais maintenant, je fais mon truc, on est tous les trois des athlètes différents, j’ai d’ailleurs un tout autre gabarit, et je prends mon temps.”

Dans l’immédiat, ce sont surtout les minima individuels pour les Championnats d’Europe espoirs qui lui tiennent à coeur. “Je ne sais pas si je ferai toute ma carrière sur 400m mais, pour l’instant, c’est l’épreuve qui m’attire le plus”, reprend le jeune homme. “Je me vois comme un coureur de 200 m et de 400 m. J’aimerais vraiment décrocher au moins une qualification individuelle (NdlR : 21.05 et 46.64 sont les chronos requis). On a jeté les bases d’une bonne saison cet hiver puis encore en mars et avril, lors du stage en altitude en Afrique du Sud. L’ambiance était géniale, les conditions étaient parfaites et la qualité d’entraînement était très bonne. Je suis revenu de ce stage très confiant.”

© La Dernière Heure 2013