Après une journée de dimanche très agitée, Eline Berings a finalement pu rentrer en Belgique avec les autres membres de la délégation, ce lundi, via Bydgoszcz et Paris. Un moment, elle avait craint d’être bloquée en Pologne mais les derniers tests de dépistage du Covid qu’elle a passés se sont, tous, révélés, négatifs. Un soulagement qui n’efface évidemment en rien la déception de n’avoir pu disputer sa demi-finale du 60m haies, dimanche, à Torun. Pour rappel, suite à un test PCR positif passé samedi, le jour de sa série, et dont le résultat a été connu dimanche matin, la Gantoise n’a pu défendre ses chances de signer un bon chrono et de prendre des points importants pour le ranking mondial et donc pour les Jeux olympiques. Un cas unique lors de ces championnats d'Europe, un comble de malchance.

"C’est peut-être la pire journée de ma carrière, d’autant qu’il n’y avait rien que je puisse faire", déplore-t-elle. "Après l’annonce du test positif, j’ai passé un test rapide, négatif, puis, malheureusement beaucoup trop tard, un nouveau test PCR qui allait se révéler négatif lui aussi. J’ai donc regardé ma demi-finale en sachant qu’il s’agissait d’un cas de faux positif. C’était, bien entendu, très dur de regarder ce couloir vide que j’aurais dû occuper. Quand on voit les bons résultats de ses équipiers et qu’on ne peut pas soi-même disputer son épreuve, c’est terriblement frustrant. Surtout qu’il s’agissait à l’évidence d’une erreur."

Bloquée dans sa chambre d'hôtel, Eline Berings, qui a passé un nouveau test PCR en soirée (négatif lui aussi) pour pouvoir quitter la Pologne, n’a souffert d’aucun symptôme. "J’avais peur de tomber malade ! Mais non je me sentais, et je me sens toujours, en pleine forme. C’est vraiment regrettable comme situation. J’aimerais comprendre comment un tel cas faussement positif peut se produire. Même si vivre ces championnats fut un moment fantastique jusque là, j’ai quand même le sentiment qu’on m’a volé ma demi-finale. Le délai entre le premier test et le deuxième a été beaucoup trop long."

Un scénario qui, s’il devait se produire aux Jeux de Tokyo, pourrait priver l’un ou l’autre athlète de son rêve olympique. Gageons que le protocole japonais sera mieux adapté à ce genre de circonstances...